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Culture et Sport

L’octroi des droits médias de Coupes du Monde dans le viseur

Corruption. Jérôme Valcke et Nasser al-Khelaïfi poursuivis par la justice Suisse

Jérôme Valcke ex-secrétaire général de la FIFA et Nasser al-Khelaïfi président du PSG et PDG de BeIn Media Group sont poursuivis pour soupçon de corruption privée, d'escroquerie, de gestion déloyale et de faux, en lien avec l'octroi de droits média pour les Coupes du monde.

Crédits photo : FRANCK FIFE / AFP

« Jérôme Valcke est soupçonné d’avoir accepté des avantages indus en lien avec l’octroi de droits média dans certains pays de la part d’un homme d’affaires dans le domaine des droits sportifs en ce qui concerne les coupes du monde de football de la Fifa de 2018, 2022, 2026 et 2030 et de la part de Nasser al Khelaïfi en ce qui concerne les coupes du monde de la Fifa de 2026 et 2030 […] Jérôme Valcke fait également l’objet d’une autre procédure pénale menée par le MPC, en particulier pour soupçon de différents actes de gestion déloyale ». C’est par ce communiqué, publié ce 12 octobre, que le parquet fédéral suisse a annoncé l’ouverture d’une procédure pénale à l’encontre de Jérôme Valcke, ex-secrétaire général de la FIFA et Nasser al-Khelaïfi président du PSG et PDG de BeIn Media Group. Si cette information est aujourd’hui rendue publique, la procédure quant à elle a été lancée depuis le 20 mars dernier.

Il s’agit donc d’une nouvelle affaire qui s’ouvre autour de la FIFA, qui a connu des péripéties judiciaires impliquant son ex-président Joseph Blatter. Au sujet du Qatar, d’abord, où après l’obtention de la Coupe du Monde 2022, on a vu les conditions de travail des ouvriers affectés à la construction des stades en vue de l’événement, réduites à l’esclavage ; puis, il y eut l’ouverture d’une enquête suite aux transferts mirobolants de Neymar et Mbappé, qui ont rejoint le Paris Saint Germain pour respectivement 222 et 180 millions d’euros l’été dernier.

Dans la journée, des perquisitions ont eu lieu dans les locaux de BeIn Sport France, mais aussi en simultané en Grèce, en Italie et en Espagne. Une multiplication qui démontre que la corruption, conséquence directe de l’apogée du foot-business, est généralisée. Une situation qui, au vu de l’évolution actuelle et des records de « vente » sans cesse battus au niveau des transferts, mais aussi des droits télévisés et de l’ensemble des opérations financières qui gangrènent le football, ne peut aller qu’en s’empirant.




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