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Monde

Intensification de la répression

Dans les universités brésiliennes, tournant répressif et autoritaire contre les opposants à Bolsonaro

Au Brésil la répression et la censure de la part du pouvoir policier et judiciaire dans les universités à l'égard des étudiants, des organisations politiques et des syndicats qui se positionnent clairement contre la politique de Bolsonaro se fait de plus en plus forte.

A quelques jours du second tour de l’élection présidentielle, la répression et la censure se renforcent dans les universités, à travers notamment l’interdiction d’évènements publics, de banderoles, de tracts, et de toutes autres manifestations s’opposant à Bolsonaro. Dans certaines universités brésiliennes, 28 à ce jour, la police civile et la police militaire sont intervenues pour retirer les affiches suivantes : " Non au fascisme", " Plus jamais la dictature ", " Marielle présente ".

Un professeur de l’université Estadual du Para a été agressé par ces forces de répression dans sa salle de cours pour avoir ironisé sur les Fake-news portant sur Bolsonaro. A l’université Federal da Fronteria Sul, une Assemblée Générale « extraordinaire contre le fascisme, la dictature et la fin de l’éducation publique » a tout bonnement été interdite.

Cette répression à l’intérieur des universités en temps de campagne électorale est inédite et témoigne une nouvelle fois du poids du pouvoir judiciaire, qui empêche que les droits démocratiques fondamentaux, tel que la souveraineté populaire – avec l’emprisonnement arbitraire de Lula et son interdiction à se présenter aux élections - ainsi que le droit à s’organiser politiquement soient respectés.

Pour lutter contre Bolsonaro et contre le pouvoir judiciaire, les universités, les organisation étudiantes et les syndicats doivent s’organiser politiquement. Pour cela, Revolution Permanente, Esquerda Diario et le MRT soutiennent la création de comités d’auto-organisation et d’auto-défense dans tout le pays pour pouvoir faire face à l’extrême-droite et à Bolsonaro.

Crédit Photo : Renato Mendes/Futura Press/Folhapress




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