Notre classe

Procès Goodyear

Wamen. ’La lutte de classe, camarades, fera face à la justice de classe’

Publié le 20 octobre 2016

A 13h30, les 8 ex-salariés de Goodyear viennent de passer la matinée dans le tribunal d’Amiens. Une interruption de séance leur permet de rejoindre le rassemblement. Mickaël Wamen intervient sur la scène pour faire un point sur la situation et ce qui a été dit durant cette première partie du procès. Remerciant chaleureusement les personnes venues soutenir les goodyear, il encourage à poursuivre la lutte du tous ensemble et à reprendre la rue contre la loi travail contre laquelle « il est encore possible de gagner ».

Yano Lesage, Amiens

Wamen rappelle la situation. Dans cette affaire qui les oppose à la justice, il explique que les Goodyear ont « été victime d’un piège : cette séquestration n’a jamais existé comme à AirFrance avec le cas de la chemise déchirée » et que d’ailleurs, les procureurs n’ont « aucune information contradictoire à [leur] opposer ». « Qu’est ce que je fous dans un prétoire alors que je n’ai rien fait ? et que je suis chômeur comme 800 de mes camarades ? [...]Ça c’est la violence sociale »

« Nous allons gagner » affirme-t-il, « grâce à tout le soutien qui s’est mis en place ». « cette campagne n’a pas été facile » explique-t-il en rappelant que celle-ci s’est faite par une volonté de la base, parfois en devant batailler dans les fédérations. « il faut qu’on les bouscule, qu’on fasse changer les choses de l’intérieur, dans nos structures ».

Pour Wamen ce procès n’a d’autres but que d’occulter les vraies problématiques : le chômage, les licenciements alors que les entreprises font des profits. « il s’agit de trouver des boucs émissaires ».

Pour la loi travail comme pour les inculpations, « il n’y a pas de baroud d’honneur ; le baroud d’honneur c’est quand on aura gagner » sur la loi travail comme sur la relaxe. Et il appelle « à poursuivre le combat », rappelant les cas de victimes des violences policières lors des manifestations dont ceux qui ont perdu leurs yeux. Clamant haut et fort la nécessité « d’un nouveau 14 juin dans la rue », il appelle à un mouvement du tous ensemble. « Il faut faire la démonstration que c’est bien par la mobilisation qu’on gagne ! ».