Politique

Interpellation durant l’action des étudiants à Saint Lazare. La police n’aime pas la convergence

Publié le 12 avril 2016

Correspondants

"Cheminots en colère, étudiants solidaires" : voici le message que les 400 étudiants réunis à la gare Saint Lazare à Paris ce mardi après midi étaient venu porter. S’ils ne sont pas, officiellement, concernés par la loi travail, les cheminots ont aussi subi une attaque importante du gouvernement autour du décret socle qui leur promet toujours plus de précarité et des conditions de travail toujours plus dégradées après avoir connu des années de remise en cause de leurs droits. C’est pourquoi, depuis le début de la mobilisation le 9 mars, cheminots et étudiants se retrouvent bien souvent côte à côte en manifestation.

Massés devant la gare, les étudiants ont été accueillis par un comité d’accueil fort peu sympathique : les policiers postés devant la gare pour en empêcher l’accès. Mais grâce à leur détermination et après quelques bousculades, les manifestants ont pu faire un tour dans Saint Lazare et vérifier que du côté des travailleurs de la gare, ou encore des usagers, la mobilisation des étudiants était accueillie avec enthousiasme.

Finalement, après une tentative d’envahissement des voies, les policiers et les CRS présents ont dégainé les matraques et les bombes lacrymogènes pour réprimer violemment les étudiants. Décidément, la police n’aime pas la convergence des travailleurs et des étudiants !

Le cortège a fini par sortir de la gare, et la décision collective à été prise de partir en manifestation spontanée vers la place de la République. Mais arrivés à la place de l’Opéra, les CRS ont chargé le cortège et arrêté violemment un des manifestants alors que, pourtant, le cortège était très calme.

Face à la menace des CRS, le reste du cortège à choisi de se rendre en métro à la place de la République pour organiser la défense du camarade interpellé.


Nous exigeons sa libération immédiate ! Nous appelons à nous rassembler dans la soirée devant le commissariat où celui ci a été emmené. Ni chair à patron, ni chair à matraque, les étudiants contre attaquent.