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Interview. Gronde en Ile-de-France

Des centaines d’éboueurs bloquent par surprise déchetteries, stations de gaz et garages

Près de 400 éboueurs et agents de la propreté de la Ville de Paris sont en grève depuis ce lundi matin, pour des augmentations de salaires. Dès l’aube, ils ont bloqué par surprise des garages de bennes, ainsi que les usines de traitement de déchets d’Ivry-sur-Seine, Saint-Ouen et Romainville. Nous avons interviewé Olivier Goldfarb, délégué CGT FTDNEEA (filière de traitement des Déchets Nettoiement Eau Egouts Assainissement).

Ce mouvement spectaculaire est parti d’un appel à la grève de la CGT FTDNEEA, après l’échec des négociations de la semaine dernière avec la Ville de Paris. Qu’ils soient éboueurs, égoutiers, conducteurs de camions-bennes, balayeurs ou agents de maîtrise, ils réclament l’ouverture de négociations sur le déroulement de carrière, pour des revalorisations salariales pour toute leur filière. La semaine dernière, la déchetterie de Saint-Ouen avait déjà été bloquée pendant 2 jours par une grève des travailleurs du site passée inaperçue dans les médias, témoignant d’un mécontentement plus large dans le secteur du nettoiement.

Révolution Permanente : Peux-tu nous dire comment est parti votre mouvement de grève ?

Olivier Goldfarb : « On était en négociations la semaine dernière, pour obtenir des avancées sur nos déroulements de carrière, des meilleurs salaires pour toute notre filière. Mais ils nous ont reçus dans un placard à balais comme on dit chez nous : ils nous ont pris pour des cons, ils nous ont fait comprendre qu’on n’aurait rien du tout. Ils voulaient qu’on négocie avec les autres partenaires sociaux alors qu’ils n’ont même pas déposé de préavis de grève. »

RP : Quelle est la situation actuelle sur l’Ile-de-France ?

O.G. : Tous les garages de bennes d’Ile-de-France, là où on gare les gros engins, sont bloqués : Aubervilliers, Romainville, Ivry… de même pour les centrales de déchets de Saint-Ouen et d’Ivry. On a aussi bloqué 3 ou 4 stations de gaz GNV, celles qui alimentent les camions-bennes.

RP : La Ville de Paris semble prête à vous entendre ?

O.G. : On avait déposé un préavis de grève pour aujourd’hui donc ils ont été obligés de nous recevoir ce matin à 11 heures, on leur laisse le temps de la réflexion, de voir s’ils sont prêts à engager des réelles négociations, mais pour l’instant ils ne proposent rien donc on ne bouge pas. On est là, les équipes se relaient.




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