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Monde

Politique xénophobe des Etats-Unis

Des milliers d’Américains d’origine hispanique se voient retirer leurs passeports par l’administration Trump

Se servant d'une affaire de trafic de certificats de naissance ayant eu lieu dans les années 50, l'administration Trump est en train de retirer leur nationalité américaine à des centaines d'Américains d'origine hispanique pour poursuivre sa politique raciste.

Une enquête du Washington Post datant du 29 août, mettait en avant un énième scandale concernant la politique migratoire de l’administration Trump. Ce dernier remet en cause la nationalité de citoyens américains d’origine hispanique ayant vécu, travaillé aux Etats-Unis depuis leur naissance. Une partie de ces personnes se retrouve dépossédée de leurs passeports et ne peuvent plus revenir sur le territoire des États Unis, les autres sont en centre de détention et subissent des procédures d’expulsions.

Malgré les précédents scandales, qui ne faisaient qu’accentuer le caractère raciste et xénophobe du gouvernement, la ligne politique de Trump se durcit et devient encore plus offensive. Le jugement d’un bébé d’un an accusé d’avoir passé la frontière, symbole des 11 800 mineurs migrants retenus et enfermés par les autorités américaines comme tout le discours raciste que Donald Trump n’a de cesse de mener s’illustre dans les faits encore aujourd’hui.

Le département d’État tente de justifier cette procédure, en s’appuyant sur un trafic de certificats de naissance délivrés par des sages-femmes notamment entre 1950 et 1990 concernant des personnes nées dans la région frontalière entre les États-Unis et le Mexique. Dans ce même communiqué, cette zone est caricaturée comme ayant un « fort risque de fraude à la citoyenneté ». Le gouvernement américain refuse cependant de déclarer le nombre de passeports révoqués et ne donne aucune information préalable aux américains concernés par la remise en cause de leur nationalité.

Ce sont ainsi notamment les personnes qui ont été accouchés par des sages-femmes qui sont visés. La pauvreté, caractéristique de cette région, dissuade les familles d’accoucher à l’hôpital et les pousse à faire appel à des sages femmes. C’est sur cette base que les certificats de naissances sont remis en cause. Ces mesures visent ainsi notamment les enfants de familles pauvres n’ayant pas pu, par manque de moyens, se payer le séjour à l’hôpital.

L’administration Trump use pourtant de procédures mises au placard depuis 2009 suite à un procès qui avait rendu la remise en cause de nationalités très compliqué. Elle opère donc un tour de force même si cette pratique s’inscrit dans la continuité de la ligne du gouvernement actuel, mais aussi dans celle des gouvernements précédents. A l’image d’Obama ou encore de Bush qui retiraient un bon nombre de passeport à des américains de la vallée de Rio Grande, au Texas ; cette politique existe depuis les années 1990 avec les mêmes justifications mises en avant.

Plus globalement, cette attaque n’est que le reflet de la longue histoire du racisme et de la xénophobie anti-immigrés aux États-Unis. Même sous l’administration Obama, les enfants étaient déjà enfermés et séparés de leurs parents dans des conditions similaires à celles révélées récemment. Ce dernier est aussi le président qui a déporté le plus d’immigrants et qui a crée les premières brèches permettant les attaques actuelles de l’administration Trump.

Par ces procédures racistes et offensives envers les populations les plus fragiles économiquement , c’est encore une fois le caractère xénophobe et anti migrants qui ressort de la politique du gouvernement américain.




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