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Politique

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Des policiers tabassent un migrant et menacent des passants voulant appeler les secours

C'est un témoignage accablant, publié sur la page facebook « Solidarité migrants Wilson », le 24 juillet dernier. 4 policiers auraient ainsi violemment tabassé un migrant, tout en exigeant des passants témoins qu'ils quittent les lieux. Au final, les passants ont appelé les secours, les policiers sont partis et la victime, à terre, était recouverte d'excréments.

Crédit photo : AFP

Témoignage relayé par la page Solidarité migrants Wilson

VIOLENCE POLICIÈRE PORTE DE LA CHAPELLE. NOUVEAU TÉMOIGNAGE ACCABLANT. APPEL A TEMOINS, FAITES TOURNER.

Ce témoignage nous a été envoyé hier nuit, quelques heures après les événements qu’il relate.

Lundi 23 juillet 1h50 / Porte de la Chapelle

Sortie du Bowling pour rentrer à la maison à 500m. Un homme seul dans la rue sous le pont du périphérique à côté d’un compteur électrique se fait prendre à part par un homme d’une cinquantaine d’année. On entend des cris et trois hommes qui sont statiques à côté nous somment de circuler. Nous demandons ce qu’il se passe. Un homme d’une trentaine d’année nous dit « Vous ne savez pas ce qu’il se passe, circulez. ». Nous insistons. Il refuse toute explication malgré notre demande et notre inquiétude. Nous lui expliquons que nous allons appeler la police et il sort un brassard de sous son tee-shirt avec indiqué police dessus. Il explique qu’il est en intervention, que nous ne pouvons pas rester, que cela pourrait être dangereux pour nous et nous dit de circuler. 

Nous restons, car nous entendons un homme crier à l’agonie. Le policier frappe l’homme en se cachant derrière le compteur électrique. Nous voyons l’homme a terre et le policier lui mettre des coups de poing et de pieds sur le thorax et le visage. Les trois autres hommes au regard menaçant nous encerclent et nous empêchent de nous approcher. 

Au vu de la scène, je décide d’appeler le 112, mais ses collègues m’indiquent que ce n’est pas nécessaire car ils font partie de la police.

Nous demandons ainsi qu’ils nous montrent leur matricule. Un des hommes nous montre un brassard et le second sa plaque durant un court instant, ne nous laissant pas le temps de la lire. Ils nous somment à nouveau de « circuler » et de les laisser faire leur « opération ».

Quelques secondes plus tard l’homme ayant frappé l’individu à terre marche vers ses collègues. 

Nous nous adressons à lui en lui demandant ce qu’il se passe. L’homme nous répond d’un ton menaçant que nous n’avons rien à faire ici et que nous devons circuler. Nous lui demandons son nom et son matricule, il nous refuse d’un ton ferme. Nous lui indiquons que pour nous c’est de la non assistance à personne en danger et nous nous sentons dans l’obligation civile d’appeler le 112.

L’homme ayant porté des coups retire ses gants renforcés en venant vers nous l’air menaçant et nous explique que nous n’avons rien à faire ici. Demandant une explication quant à la scène, il nous indique : « cette personne à voulu me racketter avec une lame de rasoir il ne savait pas qui j’étais ». 

Suite à la scène, et malgré leur dissuasion, nous parvenons à joindre le 112. Au moment où nous sommes en contact téléphonique, les 4 hommes s’éloignent aussitôt à pied, vers porte de Clignancourt. 

Nous nous approchons de l’homme à terre, il est recouvert d’excréments. Il nous dit, « Tu ne peux rien faire, c’est de ma faute, c’est la police. ». Un autre homme arrive pour le relever et l’amener en direction d’un camp de migrant.

je ne suis pas parvenue à retrouver le migrant qui a été frappé mais je pense qu’il a besoin d’assistance médicale

L’IGPN et le Parquet ont été saisis. Merci de nous contacter si vous avez tout élément susceptible d’aider.




Mots-clés

Violences policières   /    Politique