^

Notre classe

Nos vies valent plus que leurs profits

Deux décès en 15 jours dans la salle d’attente des urgences de Tours

Décès de deux personnes âgées au CHRU de tours, après plusieurs heures en salle d'attente des urgences sans obtenir de soins.

Crédits photos : Martin Bureau // AFP

En à peine trois semaines, deux personnes âgées sont décédées dans les salles d’attentes des urgences du CHRU (Centre Hospitalier Régional et Universitaire) de Tours. Les deux femmes, âgées d’environ 90 ans, étaient toutes deux atteintes d’une pathologie grave et étaient en fin de vie. La première est décédée dans la nuit du 11 au 12 avril 2018, après avoir patienté 6h sur un brancard mais sans jamais avoir été auscultée. La deuxième est décédée le jeudi 3 mai après 4h d’attente dans des conditions similaires.

Ces deux décès rappellent évidemment le cas récent de Naomi Musenga, jeune femme décédée à Strasbourg en 2017 quelques heures après avoir appelé le SAMU et dont l’appel n’avait pas donné suite alors qu’elle affirmé qu’elle allait mourir.

L’ensemble de ces décès récents montrent à quel point les services publics, et notamment ici la santé, manquent de moyens et de personnels. Après les deux décès au CHRU de Tours, trois organisations syndicales ont déjà déposé des préavis de grève pour le 24 mai pour dénoncer les conditions de travail ainsi que les conditions d’accueil des patients. Cette démarche de grève s’inscrit dans un contexte actuel particulier puisque à échelle nationale, il y a déjà certains secteurs de la santé mobilisés pour s’opposer à la gouvernance à flux tendus imposés à la santé qui s’aggrave depuis le début du quinquennat Macron, notamment à l’AP-HP.




Mots-clés

Casse de l’hôpital   /    Hospitaliers   /    Notre classe