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Grève et manifestation

Deux journée de lutte à Bordeaux : La mobilisation continue !

La mobilisation bat son plein à Bordeaux, puisque ce sont deux journées d’action presque consécutives qui viennent de se succéder : la manifestation unitaire du 22 prévue nationalement, et celle du 24. A l’occasion de cette dernière, plusieurs délégations de cheminots se sont rendues à Bordeaux, pour manifester ensemble sans distinction de syndicat ou de branche. Résumé.

Crédits photos : © GUILLAUME BONNAUD / SUD OUEST

Le soleil de début de matinée n’a pas suffi à effrayer les bordelais pour la journée du 22 mai, puisque près de 6 000 personnes se sont mobilisées ce jour à l’appel de pas moins de neuf syndicats : une unité que l’on avait pas vue depuis le mouvement contre la loi El-Khomri de 2010. A l’appel, on trouvait la CGT, la CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA. Dans les rues, on voyait aussi bien des cheminots que des hospitaliers, des enseignants ou des postiers. Même les lycéens et étudiants étaient de la partie avec un cortège dédié.

La journée a commencé à proprement parler avec deux communiqués : celui de l’intersyndicale classique composée de l’UD CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, CFTC et CFE-CGC qui appelait à se rassembler à 14h sur la place de la République légèrement excentrée du centre-ville, et celui de l’intersyndicale bis, parmi laquelle on comptait la CGT FORD, la CGT CARSAT, la CGT RSI, Solidaires 33, SUD PTT, Sud Éduc, Sud Emploi, la CNT. Celui-ci appelait à un rassemblement à 13h sur la place de la Victoire, partant plus tôt que le cortège de l’intersyndicale afin de rejoindre ce dernier a République pour un départ unitaire à 14h. A cet appel s’est joint le comité de lutte inter-lycéen, qui a ouvert la marche en cortège de tête.

Le cortège intersyndical classique n’était pas non plus en reste pour ce qui était des invités d’honneur, puisqu’aux cortèges se sont joints les PTT, qui avait menés il y a peu une grève reconductible pendant près de cinq semaines, toujours en lutte contre leur direction. Les Fords, toujours en lutte contre la fermeture de leur usine, se sont également joints à la manifestation et sont arrivés à République pour 14h peu avant le départ unitaire sous les applaudissements des autres cortèges.

La manifestation s’est déroulée sans heurts, le cortège lycéen en tête de l’intersyndicale bis lassant place à l’intersyndicale pour ouvrir la marche de la manifestation unitaire. Malgré une présence policière aussi importante que d’habitude, aucun heurt ni arrestation n’est à déclarer.

Après avoir effectué la plus grande partie de la manifestation ensemble, passant par Mériadeck et le Grand Théâtre, le cortège s’est finalement de nouveau scindé en deux au niveau de la préfecture ou le cortège étendu de l’intersyndicale classique s’est arrêté. Le cortège de l’intersyndicale bis a quant-a-lui continué sa marche jusqu’à revenir à son lieu de départ, la place de la Victoire. La, plusieurs prises de paroles ont eu lieu, ou chacun a pu s’exprimer et faire part des revendications de son secteur. Se sont exprimées notamment des hospitaliers, des postiers et des lycéens. Le rassemblement s’est finalement terminé pour 16h.

Le retour au calme dans Bordeaux ne dura pas longtemps, puisque seulement deux jours plus tard s’est tenue une nouvelle manifestation, exclusivement cheminote. A l’occasion, plusieurs délégations se sont jointes aux cheminots bordelais : ainsi, on comptait à l’appel des cheminots venu d’autres villes ou régions, telles que Bayonne ou le Béarn, pour n’en citer que deux. Cette fois-ci encore, l’unité syndicale était de mise puisque la CGT, FO, la CFDT, SUD et l’UNSA étaient tous présents dans des cortèges unitaires. On comptait au final près de 1300 personnes, réunies pendant près d’une heure devant la gare St-Jean avant de partir à 10h30. La manifestation, cette fois, s’est achevée à l’Hôtel de Région avec l’occupation de la place par les manifestants.
Peu après leur arrivée, les cheminots ont déplacé les barrières qui avaient été apposées par la police devant les portes de l’Hôtel de Région afin d’y allumer plusieurs torches et de peindre plusieurs slogans au sol, parmi lesquels : « Tous ensemble contre le gouvernement, faisons dérailler Macron. » Quelques tentatives d’intimation de la police ont alors lieu envers les cheminots, mais aucune charge ni arrestation n’a lieu et l’occupation de la place s’est finalement achevée dans le calme vers 16h.

Ces journées, à Bordeaux comme ailleurs, sont l’occasion de montrer à Macron et au gouvernement que malgré ce que ses journaux veulent bien nous faire entendre, la détermination est toujours au rendez-vous dans tous les secteurs du service public et que la lutte ne retombe pas. Les cheminots ont d’ailleurs fait clairement entendre leur voix récemment en votant a 95 % contre la réforme, un vote qu’il serait bon de réitérer pour demander aux cheminots s’ils souhaitent durcir le mouvement. Cela est d’autant plus important, à l’heure où le gouvernement reste toujours inflexible face à la tactique de grève « perlée » de l’interfedérale qui montrent toujours plus ses limites. Plus que jamais, pour défaire Macron, il faut durcir le mouvement et opérer un « tous ensemble » par la grève.




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