Politique

Ce 9 avril contre la loi Travail

Au Havre, on maintient la pression ! 8000 manifestants contre la loi Travail

Publié le 9 avril 2016

Au Havre, même le samedi, on maintient la pression. Cependant, une fois n’est pas coutume, la ville n’a pas été totalement bloqué dès l’aube, ni le port du Havre paralysé. Manifester un samedi a ses « avantages » mais surtout ses inconvénients. Pourtant la mobilisation est loin de faiblir, les manifestants restent mobilisés, en dépit même des vacances scolaires et du mauvais temps. Au Havre, lycéens, étudiants et salariés restent déterminés.

Correspondants

Partis aux alentours de 15 h 10 du cours de la République, près de 8 000 manifestants défilaient dans les rue du Havre pour exiger le retrait total de la loi El Khomri. Les manifestants, sont arrivés aux alentours de 17 h à Coty. Un cortège d’étudiants défilaient en tête de cortège dans une ambiance combative.

Du côté de l’union départementale CGT de l’Eure, on affiche sa détermination : « C’est bien simple, tant que la loi Travail est dans l’agenda du gouvernement, nous maintenons la mobilisation », prévient Olivier Guillot, secrétaire adjoint de l’UD CGT. La soirée continue notamment avec la « nuit debout », concert de rap et musiciens pour le retrait de la loi Travail.

Après cette 6ème journée de mobilisation au Havre, depuis le 9 mars, par le maintien de la mobilisation, même un samedi, les manifestants ont affirmé leur détermination à poursuivre leur combat contre la loi Travail. Alors même que la combativité est au rendez-vous, le prochain rendez-vous de grève nationale interprofessionnelle est seulement fixé par l’intersyndicale au 28 mars.

Pourtant les équipes syndicales combatives, notamment les dockers et les ouvriers portuaires du Havre, ont montré la voie durant ce dernier mois à travers des grèves fortes, qui ont notamment paralysées le trafic des ferries et le port du Havre. Seul ce type de dynamique, des grèves, qui, à terme, doivent être reconductibles, pour construire la grève générale, pourraient être à même de battre en brèche Hollande et sa loi Travail.