Politique

« La force des force des travailleurs c’est la grève »

Ça gronde aussi dans l’automobile. Des usines paralysées, les salariés en grève à PSA !

Publié le 26 mai 2016

Après le secteur de l’énergie, c’est désormais l’industrie automobile qui rentre dans la bataille contre la loi Travail. Ce sont les travailleurs du groupe PSA, durement touchés par ces « accords d’entreprise », que le gouvernement voudrait généraliser en pire avec sa loi Travail, qui se sont les premiers mis en mouvement à l’appel de la CGT PSA.

Correspondants

C’est le site PSA Valenciennes qui est à la pointe de la mobilisation. Toujours paralysée par la grève, depuis 4h du matin. Les salariés occupent à une centaine les entrées de l’usine. Deux jours d’assemblées générales, « avec 500 travailleurs », ont décidé du mouvement : « Il fallait aller sur une grève dure. Car cet accord de compétitivité, en négociation actuellement avec les syndicats patronaux, on n’en veut pas », explique Cédric Brun, délégué CGT. Avec ce mouvement et une « grève préventive », la production d’UMV est « extrêmement perturbée », ajoute Cédric Brun qui parle plus largement d’un « groupe PSA quasi paralysé » aujourd’hui et d’un site de Valenciennes « à la pointe de la mobilisation ».

Dans l’est, sur le site de PSA Mulhouse, plus de 300 ouvriers de l’équipe du matin sont en pour « dire que le NCS 2, on n’en veut pas ! ». La mobilisation compte bien continuer cette après-midi et cette nuit, et touche tous les secteurs, du montage, à la mécanique en passant par la fonderie. Sur le site de PSA Trémery, l’Usine est à l’arrêt total. Plus de 150 ouvriers en grève, à Poissy, alors que la répression syndicale touche des militants CGT convoqués en vue d’un entretien préalable à sanction et un délégué du personnel. A Sévelnord, ce sont près d’une centaine de salariés qui sont en grève. A Guyancourt, des rassemblements ont eu lieu sur les 20 minutes de pause rassemblant environ 80 personnes.

Avec l’accord dit de compétitivité, durant ces trois dernières années, les salariés en ont payé le prix fort. En France, ce sont 17 000 emplois qui ont été supprimés depuis le 1er janvier 2013 pour une production en augmentation, passant de 860 000 à 1million de véhicules. Les profits eux ont été au rendez-vous pour la direction du groupe PSA et notamment de son PDG, Carlos Tavares, qui a doublé sa rémunération de, PDG du groupe, qui atteint 5,2 millions d’euros, soit 14 500 euros par jour. Mais ce n’est pas tout. En 2015, la direction a annoncé 1,2 milliard de profits.

Les travailleurs de PSA l’ont bien compris, cette loi Travail n’est que le pendant des « accords de compétitivité », que la direction du groupe a instauré moyennant chantage à l’emploi, le « dialogue sociale », marque de fabrique de Hollande. Pourtant, la direction du groupe PSA, dont l’Etat est actionnaire, n’en a pas fini avec la casse des conditions de travail et les suppressions de poste. Il est en train de concocter un deuxième « accord » encore plus meurtrier pour l’emploi, et pour la santé des travailleurs, des intérimaires et des précaires en CDD.

Le nouveau NCS, et cette loi Travail ne sont que les deux faces d’une même pièce, une attaque en règle contre laquelle les salariés de PSA, intérimaires, et précaires comptent bien riposter, par leurs propres méthodes la grèves qu’il faut généraliser avec l’ensemble des secteurs, jusqu’au retrait !

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