^

Monde

Répression en Catalogne. La gauche radicale dans le viseur des flics

Le siège central de la CUP investi par la police à Barcelone

C’est une opération de répression en plein jour qui est en train de se mener depuis ce matin à Barcelone, sur ordre du gouvernement central madrilène. Un nouveau pas a été franchi avec l’encerclement du siège de la CUP, Candidatura d’Unitat Popular, parti d’extrême gauche indépendantiste catalan qui soutient le référendum du 1er octobre.

Après les opérations de police contre les bâtiments officiels de la Generalitat et les arrestations de ce matin, c’est au tour de la CUP d’être dans le viseur des corps spéciaux de répression. Peu après 13h15, la circulation a été coupé, aux alentours de la rue Caspe, dans le centre de la ville, au Nord du barrio Gótico et du Rabal, où se trouve le siège de la CUP, organisation d’extrême gauche qui soutient l’indépendance de la Catalogne et des pays catalans.

Des policiers cagoulés ont fait irruption et procèdent à une perquisition des locaux, alors que les mossos d’esquadra, la police catalane, en tenue anti-émeutes empêche le passage. Plusieurs fourgonnettes ont pris place dans les rues adjacentes, également bloquées.

Devant le siège de la Conselleria d’economia, le ministère de l’Economie catalane, où la police de Madrid a fait irruption, tôt ce matin, le rassemblement de plusieurs milliers de personne est en train de grossir. A Sabadell, la cinquième ville de Catalogne, au Nord-est de Barcelone, des affrontements entre la police anti-émeute et les manifestants ont éclaté en début d’après-midi.

[Crédits photos. Arturo Puente et La Izquierda Diario Etat espagnol]




Mots-clés

Catalogne   /    Etat Espagnol   /    Répression   /    Monde