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Selon l'enquête des défenseurs des droits

Discrimination au travail : 1 personne sur 4 déclare en avoir été victime

Selon l’enquête des défenseurs des droits publiée ce jeudi, une personne sur quatre a déclaré avoir déjà été victime de discrimination au travail.

Les défenseurs des droits, qui sont les co-auteur du 11eme baromètre « de la perception des discriminations au travail », ont réalisé une enquête relayée par France Info ce jeudi 27 septembre, qui dévoile la réalité prégnante et structurelle des discriminations au travail. Sur les 5 000 témoignages recueillis ces 5 dernières années, 25% des salariés ont été victimes de comportements discriminant sur leurs lieux de travail. Des discriminations au travail qui frappent davantage les femmes. Pour les femmes de 18 à 44 ans, 86% ont déjà été victime de comportements sexistes et racistes.

Blagues racistes, sexistes, homophobes, mises à l’écart, refus de promotions, écarts de salaire, licenciements, harcèlement, un lot de violence auxquels sont confrontées de nombreuses femmes, personnes racisées, homosexuels, lesbiennes, bisexuelles, sur leurs lieux de travail.

Parmi ces faits de discrimination, Marie Dasylva, créatrice d’une agence d’aide aux femmes racisées victimes de discrimination et de harcèlement au travail, a donné récemment, dans le Monde, l’exemple d’un steward d’Air France mis à pied en 2012 en raison de sa coupe afro qui ne faisait pas... « professionnel » ! Un cas qui est malheureusement loin d’être isolé.

Bien que les défenseurs des droits rappellent que ces personnes peuvent saisir la justice pour « harcèlement discriminatoire », les cas où les salariés saisissent effectivement la justice sont extrêmement rares. Un fait qui s’explique par le parcours du combattant qu’on leur impose pour prouver qu’ils et elles sont bel et bien victimes de discriminations. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux peinent en effet à prouver les discriminations. Or, les discriminations au travail sont loin de baisser. Mais la relation de subordination qui lie l’employeur à son salarié, la peur de perdre son emploi, dans un contexte de chômage de masse, et la difficulté de prouver devant la justice ces actes de discriminations, sont autant d’obstacles à leur dénonciation.

Dans les rares cas où les victimes arrivent à saisir la justice, il leur faudra attendre environ 17.3 mois pour que les Prud’hommes jugent l’affaire et donnent leurs verdict, qui est souvent défavorable au salarié...




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