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Donges. Malgré les injonctions, le maire refuse de détruire les cabanes des Gilets jaunes

Le préfet de Loire-Atlantiques a mis en demeure samedi François Chéneau, maire de Donges. Motif : il a une seconde fois refusé de détruire les cabanes des gilets jaunes installées près des deux ronds-points de sa commune.

Crédits photos : Ouest-France

Samedi dernier le maire de Donges, a reçu une mise en demeure de la part du préfet de Loire-Atlantique pour avoir une nouvelle fois refusé de se plier à des directives lui ordonnant de mettre fin au mouvement sur sa commune, en détruisant les cabanons des gilets jaunes. Les premiers faits remontent au 10 décembre, des tractopelles accompagnées d’une compagnie de gendarmes mobiles sont déployées pour raser les installations des gilets jaunes sur les ronds-points. François Chéneau intervient alors dénonçant par un communiqué, une intervention qu’il refuse, et réduisant à néant l’argumentaire de la préfecture. Défendant son action au motif que les gilets jaunes gênent la population et l’ordre public, la préfecture tente tant bien que mal en réalité d’attaquer le mouvement en détruisant son symbole sur la commune. Cette politique accompagnée de nombreuses verbalisations de véhicules postées sur les ronds-points fait partie d’une stratégie attaquant les gilets jaunes, pour les forcer à rentrer chez eux et montre l’absence de considération et d’attention qu’accorde le préfet au mouvement. Le maire dénonce alors une action « maladroite » qui n’aura pour effet que d’« augmenter la fièvre » et qui n’a que pour but de forcer les gens à « rentrer chez eux ».

Environ deux semaines plus tard, soit samedi dernier, le maire de Donges reçoit une mise en demeure du préfet lui demandant « de prendre les mesures nécessaires contre ces occupations illicites ». Désormais la réponse du gouvernement à un élu qui refuse sa politique est de le supprimer en le mettant sur le côté. Alors qu’aucune plainte de riverain n’a été reçue, le préfet met un point d’honneur à détruire les cabanons au motif de la sécurité routière. Ces faits sont révélateurs de la politique d’un gouvernement qui s’attaque, de manière injustifiée et derrières des motifs qui ne tiennent pas debout, aux symboles du mouvement des gilets jaunes. Cette stratégie ne recueille pourtant ni succès auprès des riverains qui soutiennent majoritairement le mouvement ni auprès de certains élus qui se posent désormais en défenseurs du mouvement. Il ne s’agit pas pour le préfet d’assurer la sécurité ou de répondre à des plaintes de riverains (qui n’existent pas) mais plutôt de mener une politique de répression, en donnant des contraventions ou en s’attaquant aux symboles du mouvement, en rasant les cabanons. Rappelons néanmoins qu’il ne sera pas suffisant pour le gouvernement de réprimer, détruire, emprisonner et attaquer pour mettre fin au mouvement. « Les cabanes se reconstruisent » affirme Laetitia, une gilet jaune occupant le rond-point de Donges depuis le 17 Novembre, la confiance dans ce gouvernement bourgeois et dans cette société est, elle, définitivement perdue.




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