Notre classe

Les lycées ont toute leur place dans l’éducation prioritaire

Education 93. Toutes et tous en grève le 17 novembre

Publié le 15 novembre 2016

Depuis la rentrée, dans les lycées des quartiers populaires la colère monte. Le collectif « Touche pas à ma ZEP » a déjà appelé à plusieurs journées de grèves depuis septembre pour contester la sortie des lycées relevant de l’éducation prioritaire et exiger la mise en place d’un statut et d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d’effectifs limités, de moyens supplémentaires et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels, assurant ainsi la stabilité des équipes. Nous relayons ci-dessous le communiqué intersyndical SNES-FSU 93, le SNEP-FSU 93, la CGT Educ’action 93 et SUD Éducation 93 d’appel à la grève le jeudi 17 novembre dans les lycées du département.

Les lycées ont toute leur place dans l’éducation prioritaire

Education 93. Toutes et tous en grève le 17 novembre

Depuis la rentrée, dans les lycées des quartiers populaires la colère monte. Le collectif « Touche pas à ma ZEP » a déjà appelé à plusieurs journées de grèves depuis septembre pour contester la sortie des lycées relevant de l’éducation prioritaire et exiger la mise en place d’un statut et d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d’effectifs limités, de moyens supplémentaires et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels, assurant ainsi la stabilité des équipes. Nous relayons ci-dessous le communiqué intersyndical SNES-FSU 93, le SNEP-FSU 93, la CGT Educ’action 93 et SUD Éducation 93 d’appel à la grève le jeudi 17 novembre dans les lycées du département.

À l’occasion de la refonte de la carte de l’Éducation Prioritaire, la Ministre de l’Education Nationale, suite aux mobilisations des personnels, avait pris l’engagement de construire une nouvelle carte des lycées de l’Education Prioritaire sur la base de critères transparents.

Cet engagement, pris en 2015, n’a jamais été suivi d’effets, et en avril 2016, nous avons même appris que la sortie des lycées de l’Education Prioritaire était actée. La ministre a annoncé fin octobre que la carte serait travaillée après les élections de 2017, prenant acte de la légitimité de nos revendications mais renvoyant à une hypothétique victoire électorale ses décisions.

Le SNES-FSU 93, le SNEP-FSU 93, la CGT Educ’action 93 et SUD Éducation 93 dénoncent cette décision, inacceptable sur la forme et le fond. Elle traduit une nouvelle contradiction entre une supposée priorité à la jeunesse et ce qui s’apparente, de fait, à une relégation des élèves des quartiers populaires.

Cette sortie des lycées de l’Education Prioritaire va aggraver les inégalités existantes, et considérablement dégrader les conditions d’études et d’enseignement des élèves et des personnels : augmentation du nombre d’élèves par classe, déstabilisation des équipes éducatives confrontées à la perte d’avantages spécifiques. Dans le contexte de crise économique qui touche particulièrement notre département, et notamment les familles les plus fragiles, c’est d’une toute autre orientation dont a besoin l’Education Prioritaire : diminution du nombre d’élèves par classe, maintien des avantages spécifiques pour les personnels (primes, bonifications), équipes pluri-professionnelles renforcées, élargissement de la carte des lycées.

Le SNES-FSU 93, le SNEP-FSU 93, la CGT Educ’action 93 et SUD Éducation 93 soutiennent les mobilisations actuelles des lycées qui dénoncent ainsi leur sortie brutale du dispositif et ses conséquences, l’absence de nouvelle carte des lycées de l’Education Prioritaire, et demandent à la Ministre d’apporter des réponses immédiates à leurs revendications.

Les lycées ont toute leur place dans l’Education Prioritaire, en particulier les lycées accueillant des sections d’enseignement professionnel qui concentrent bien souvent les difficultés sociales et scolaires ! Il est donc urgent que des discussions sur la construction d’une nouvelle carte commencent, sur la base d’un périmètre élargi, en partant des besoins du terrain.

Par ailleurs, les lycées ne sont pas les seuls déçus de la réforme de l’Éducation Prioritaire. Le manque de moyens d’enseignements dévolus aux collèges classés dans l’Éducation prioritaire est patent et les personnels ont toujours raison de se mobiliser pour le dénoncer. Et dans notre département, c’est d’un véritable plan d’urgence et de développement dont l’éducation a besoin, ce que nos organisations syndicales continuent de revendiquer.