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Monde

Les frontières tuent !

En 4 mois, plus de 1000 migrants morts en méditerranée, dont plus de 150 enfants

Depuis janvier 2017, ce sont 1073 vies qui se sont perdues dans la méditerranée selon le Haut-Commissariat des Nations-unies pour les Réfugiés, le HCR. Parmi celles-ci se trouvent au moins celles de 150 enfants selon l'Unicef, des chiffres bien en deçà de la réalité, étant donné le nombre de mineurs qui voyagent seuls et dont la mort n'a pas été rapportée.

L’année dernière à la même période de l’année, le morbide chiffrage s’élevait à 853 personnes, essentiellement Africaines, Syriennes et Afghanes. Rien d’étonnant à ce que les tentatives de fuite mortelles soient en hausse, compte tenu de l’aggravation de la situation dans ces pays, mutilés par les pillages économiques, les dictatures et les guerres au service des impérialistes, notamment européens.

La situation est grandement empirée par les politiques de blindage des frontières de l’UE, contraignant les migrants qui fuient la misère et les massacres à monter en surnombre à bord d’embarcations de fortune pour éviter d’être repérés par les patrouilles côtières. Et comme si cela était insuffisant, les bateaux sont parfois-même militairement attaqués, comme ce fut le cas en mars par un hélicoptère Apache Saoudien de fabrication états-unienne, faisant 42 morts.

À ces morts il faut bien entendu ajouter toutes celles et ceux qui ont laissé la vie sur la terre ferme, à la frontière hongroise, turque, à Calais ou bien encore dans la rue, dans le froid des grandes villes, avec la complicité active de l’Union Européenne et des gouvernements de ses différents pays, la France n’étant pas en reste.

Ces nouvelles annonces doivent nous rappeler que nous n’avons pas besoin de l’extrême droite pour massacrer à nos frontières, Hollande et son gouvernement, de même que ses prédécesseurs s’en sont aussi très bien chargé.

En février dernier les Barcelonais ont montré l’exemple en descendant massivement dans la rue face à l’hécatombe et à contre-pied de toute résignation, pour l’accueil des réfugiés. En France aussi, alors qu’on nous demande de choisir entre la peste néolibérale qui porte sur ses épaules les milliers de morts de ces 5 années passées, et le choléra protectionniste d’extrême droite, nous devons réaffirmer cet internationalisme.

De même que le 1er mai se doit d’être un premier rendez vous de rue pour les travailleurs, les jeunes et les classes populaires, pour se préparer aux affrontements de demain, celui-ci doit aussi être l’occasion de réaffirmer notre solidarité internationaliste avec tous celles et ceux qui partagent nos intérêts, par-delà les frontières, contre celles et ceux qui ici sèment ici la haine et la division, là bas les guerres, et partout la misère !

Face à ceux qui veulent criminellement fermer les frontières où ne les ouvrir qu’au bon vouloir des intérêts capitalistes, nous devons nous battre pour leur ouverture totale, seul moyen d’enrayer le crime contre l’humanité en cours !

Source Photo : LATIF SANSUR / AFP




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