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Société

Sous le capitalisme, il faut payer pour être pauvre

En Suède : il faut payer pour mendier

Le conseil municipal de la ville d'Eskilstuna, en Suède, a proposé d'instaurer un permis de mendicité (!) qui coûtera 15 euros. Ce texte, voté par les sociaux-démocrates, les conservateurs, les centristes et l'extrême-droite, tous en chœur, pousse l'abjection jusqu'à instaurer des amendes à ceux qui n’auront permis.

Voilà la façon dont les capitalistes « s’occupent » de la misère qu’ils produisent : en faisant payer ceux qui en souffrent au plus haut point. En faisant payer, à ceux qui vivent dans la rue et sont contraints de mendier pour survivre, en leur faisant payer une amende. Le traité prévoit ainsi : « Une autorisation des autorités policières pour la collecte passive d’argent dans certaines zones géographiques ». « Collecte passive d’argent » : voilà à quel abject euphémisme recourent les capitalistes pour qualifier la misère et l’indigence. 

Dans quel monde cela est-il seulement pensable ? Dans quel monde un tel amoncellement de richesses est-il gaspillé, dilapidé ? L’irrationalité du système capitaliste est révélé avec la plus grande horreur. Alors qu’une partie de la société croule sous l’abondance, que jamais la richesse n’a été si grande, qu’il suffirait d’une gestion rationnelle de la société pour assurer à chacun le minimum pour mener une vie digne – un logement, de la nourriture, des vêtements... –, cette société irrationnelle, soumise aux mains du patronat, ne se contente donc pas de produire en masse de la misère, elle inflige à ceux qui en souffrent des amendes. Et pendant ce temps pas besoin de permis pour la bourgeoisie pour voler, extorquer, piller, cacher des millions dans des paradis fiscaux et prendre en otage la société tout entière.

Crédits photos : Foto : alexkich / istock




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