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Politique

Casse de la Sécurité sociale

En plein mouvement des Gilets Jaunes, l’assemblée nationale offre 40 milliards au patronat !

Alors que chaque jour, la colère gronde un peu plus contre ce gouvernement des riches, l’assemblée nationale a adopté hier, concernant le financement de la sécurité sociale, un allégement des cotisations sociales pour les patrons : un nouveau cadeau de 40 milliards aux plus riches pour 2018 et 2019 !

Modification du financement de la sécurité sociale : hausse de la CSG et baisse des cotisations patronales

Dans un article paru dans la matinée, l’Humanité affirme que le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et le CITS (crédit d’impôt sur la taxe des salaires) viennent d’être reconduit à hauteur de 20 milliards pour l’année 2018 par l’Assemblée nationale. C’est-à-dire des cadeaux au patronat revus encore à la hausse. Mais ce n’est pas tout, ce qui a été voté c’est surtout la transformation de ces crédits en une baisse des cotisations patronales pérennes concernant l’assurance maladie. Cette baisse des charges patronales va s’effectuer en deux temps : à compter du 1er janvier elles baisseront de 6 points pour les rémunérations représentant jusqu’à 2,5 fois le SMIC, et ces allégements seront renforcés à hauteur de 4 points partir du 1er octobre pour les salaires équivalent à 1 SMIC.

Une mesure qui va coûter quelques autres 20 milliards d’euros à l’État… Et pour combler ce « trou », c’est tout-vu ! Cela passera d’abord un transfert d’une partie de la TVA à la sécurité sociale, la TVA étant l’emblème de l’injustice des impôts indirects s’appliquant de la même manière aux smicards qu’aux millionnaires. Mais cela passe aussi par la « fameuse » hausse de la CSG attaquant de plein fouet les retraités. À côté de ça, c’est plus généralement une casse de la sécurité sociale, qui est depuis de longue date prévue par le gouvernement, qui veut détruire ce système de solidarité.

Alors que le mouvement des Gilets Jaunes se radicalise de jour en jour, le gouvernement propose un moratoire sur le prix du carburant et quelques mesurettes bien loin des revendications réelles du mouvement, et l’Assemblée nationale offre un joli cadeau au patronat qui ne peut que jeter de l’huile sur le feu. Une mesure dans la droite lignée de la politique appliquée jusque là par Macron et par ses prédécesseurs, puisque c’est bien Hollande qui avait mis en place le CICE.

Si c’est aussi un moyen de faire du pied aux petits patrons se joignant aux gilets jaunes, il faut réaffirmer que ces mesures n’avantagent que le grand patronat, il n’y a qu’à voir les 744 millions que Carrefour avait obtenus par le CICE, en supprimant par la suite des milliers d’emplois.

Au contraire, c’est bien en reprenant l’argent extorqué par le grand patronat que nous pourrons financer une sécurité sociale et plus largement des services publiques de qualité ! En rétablissant l’ISF, en mettant en place une fiscalité réellement progressive beaucoup plus fortes sur les grandes fortunes, et en supprimant tous ces impôts indirects profondément injustes, comme la TVA et autres taxes sur les carburants.




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