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Notre classe

En période d’essai...

Enfermée dans le magasin où elle travaille, elle est licenciée

Travaillant dans un supermarché à Cagnes-sur-mer, une femme s’est retrouvée coincée dans le magasin, seule, après la fermeture. Paniquée, elle a rouvert les portes. Un motif suffisant pour la renvoyer selon son employeur.

Employée dans un supermarché de Cagnes-sur-mer, en Côte d’Azur, une femme a été licenciée au motif qu’elle aurait rouvert les portes du magasin après la fermeture.

« Je suis remontée des vestiaires. Il n’y avait plus de lumière dans le magasin et tout était fermé. J’ai crié le prénom des deux responsables de la fermeture, mais il n’y avait plus personne » explique la travailleuse cagnoise. « J’étais seule, coincée dans le magasin […] J’ai paniqué. »

Elle a alors hélé deux responsables habilités à ouvrir les portes mais ils étaient déjà partis, puis elle contacte la police, qui déclare ne pas pouvoir intervenir. Alors elle déclenche l’alarme et appuie sur le bouton qui lève le rideau de fer.

C’est, selon son employeur, un motif amplement suffisant pour renvoyer cette femme en période d’essai. « Elle n’aurait jamais dû ouvrir elle-même les portes. J’ai téléphoné pour la rassurer et je lui ai dit d’attendre qu’on lui ouvre. Personne n’est autorisé à toucher les portes électriques. Le personnel le sait bien. Toute ouverture ou fermeture doit se faire avec deux responsables. Il y a les risques de vol, il faisait nuit, et en plus il y a le plan Vigipirate. »

Deux responsables qui, rappelons-le, avaient quitté les lieux…

Cette décision est une nouvelle démonstration du mépris patronal. En effet, que pourrait-on reprocher à quelqu’un enfermé seul dans le noir et qui a seulement ouvert les portes pour sortir ?

Ainsi, cette travailleuse a déposé une main courante et décidé de porter l’affaire devant les prud’hommes.

Crédits images : jds.fr




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