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Engie planifie la suppression de 1900 emplois et la délocalisation de centaines d’autres

Le géant Engie, actuellement en pleine refonte de leur communication avec le projet grandiloquent nommé « Harmony Project », a annoncé dans la même foulée la délocalisation de centaines de postes de centre d'appel dans des pays où les salaires sont bradés, ainsi que la suppression de 1900 postes dans la période 2016-2019.

Engie, placé troisième dans le classement mondial des entreprises spécialisées dans l’énergie, cherche à réduire ses coûts, à travers la délocalisation de milliers de postes dans des pays où la main d’oeuvre est moins chère, supprimant dés lors des centaines d’emplois en France. La direction justifie cette opération de rouleau compresseur par la nécessité d’une mise à niveau face à la concurrence et d’économies pour l’entreprise. Une explication contradictoire avec le calcul de l’intersyndicale qui estime le montant des économies à à peine 7 millions d’euros, une somme modique à l’échelle de la multi-nationale.

Pour se donner une idée de ce que cela représente, sur l’année 2017, l’entreprise a dégagé 1,4 milliards de bénéfices. Cette mesure antisociale, qui condamne au chômage des milliers de travailleurs, et à l’exploitation accrue des milliers d’autres, est davantage à chercher du côté de son ouverture à la concurrence, qui date de 2007, et qui pousse à la réduction des coûts pour faire face à des entreprises concurrentes comme Cdiscount ou Direct Energie.

Engie vise à accroitre sa compétitivité au détriment de ses salariés

Le groupe s’inscrit dans une concurrence accrue avec les autres géants du secteur de l’énergie, avec au menu un plan massif de suppression d’emplois et une délocalisation dans des centres d’appels au Maroc, à l’île Maurice et au Portugal. La direction justifie cette décision en indiquant que seul la sous traitance serait touchée par ces plans. Seulement au niveau de l’externalisation,19 sites sur 32 ont fermé depuis 2007. Aux dernières nouvelles, 600 postes des centres d’appels seraient concernés.

Ce cas est une parfaite démonstration des politiques menés par les patrons des entreprises ouvertes à la concurrence que notre Bonaparte en carton-pâte compte bien généraliser à travers ses réformes dans les nombreux secteurs de la société, la SNCF en est actuellement l’exemple saillant, rongés par la peste néolibérale. Que ce soit société anonyme à capitaux publics ou société privée, celles ci assurent une dégradation des conditions de travail ainsi qu’une impunité des capitalistes se répandant comme un feu de forêt dans la société. Ce qui est en jeu concerne de milliards de personnes subissant de plein fouet l’avidité caractéristique des grands capitalistes.