Culture et Sport

Communiqué du NPA

Festival d’Aurillac : tous le monde déteste le gouvernement et sa police

Publié le 29 août 2016

Du 17 août au 20 août se déroulait l’édition 30 bis du festival international du théâtre de rue d’Aurillac, le plus grand festival d’art de rue d’Europe.

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Le principe même du théâtre de rue réside dans l’appropriation de l’espace public par les comédiens et les spectateurs, deux entités entre lesquelles cette forme de théâtre vise à atténuer la frontière. Les éditoriaux du programme 2016 sont éloquents et lourds de belles promesses.

Mme la ministre de la culture ouvre le sien sur la citation de Victor Hugo : « en art point de frontière » avant de vanter « l’abolition de ces barrières sociétales et symboliques qui entravent l’échange entre les êtres » puis de continuer son laïus sur la liberté.

Le maire d’Aurillac et le sénateur J. Mézard saluent pour leur part les moments « d’utopie nécessaire ». Enfin, le directeur artistique du festival parle lui de garantir « le désordre artistique sans condition ».

Centre ville cerné de barrières, gendarmes et vigiles privés omniprésents, visiteurs parqués derrière des grilles, fouilles systématiques... c’est pourtant une toute autre ambiance liberticide et répressive qui attendait les festivaliers avides de désordre, d’utopie et de liberté. Après avoir servi à réprimer nos mobilisations et accroître l’oppression raciste, l’État d’urgence et le tout sécuritaire frappent encore cet été.

Des festivaliers avaient appelé à se rassembler le vendredi 19 août pour exiger la levée du dispositif et notamment des fouilles et dénoncer ce déploiement répressif contraire aux fondements du festival qui a légitimement choqué et provoqué de la colère.

Plus de 300 festivaliers ont répondu présents et fait valoir leur volonté de participer aux festivités sans subir les humiliations et fouilles systématiques instituées. Évidemment, les autorités ont répondu à leur manière, les gendarmes mobiles ont abondamment fait usage de gaz lacrymogènes et matraqué les manifestants. 3 d’entre eux sont en attente d’un procès en correctionnel, dont l’un a été placé sous contrôle judiciaire jusqu’au mois d’octobre.

Le Nouveau Parti Anticapitaliste apporte tout son soutien aux manifestants.

Nous exigeons :

- la levée immédiate de l’état d’urgence
- la levée de toute poursuite contre les manifestants d’Aurillac.
- l’arrêt du harcèlement policier et judiciaire à l’encontre des manifestations populaires qu’elles soient à caractère culturel ou revendicatif.