Monde

Fidel Castro est mort

Publié le 27 novembre 2016

A 90 ans s’est éteint un des principaux leader de la Révolution cubaine. Son frère Raúl a annoncé son décès. Président de l’île pendant presque un demi-siècle, il a survécu à quelques 600 attentats perpétrés par la CIA.

Comité de rédaction de la Izquierda Diario

Par une déclaration télévisée sur la chaine nationale, l’actuel président cubain Raúl Castro a annoncé la mort de son frère Fidel, un des leaders de la Révolution cubaine et un des acteurs majeurs de la politique mondiale durant ces 60 dernières années.

Ce vendredi, en fin de journée Raúl a déclaré « avec une profonde douleur qu’à 22h29, le commandant en chef de la Révolution Cubaine, est mort. Conformément à la volonté exprimée par le camarade Fidel, sa dépouille sera incinérée. Dans les premières heures, samedi 26, la commission d’organisation des funérailles précisera à notre peuple l’organisation détaillée de l’hommage posthume qui sera dédié au fondateur de la Révolution cubaine. Hasta la victoria siempre ! »

Discours de Raul Castro

Après avoir occupé la présidence de Cuba durant presque 50 ans et avoir survécu à 600 attentats organisés par la CIA, Fidel Castro a délégué cette charge en 2008 à son frère, Raúl. En 2006, il avait subi une opération chirurgicale d’urgence. Il a alors pris la décision de s’éloigner du pouvoir. Suite à des complications intestinales, il a survécu à neuf opérations et s’est trouvé au bord de la mort de nombreuses fois, engendrant diverses spéculations sur le devenir de l’île après sa mort.

Fidel n’apparaissait plus en public, mais dans de multiples photos et à travers sa colonne dans le journal « Granma » dans laquelle il démontrait à tous ceux qui le pensaient mort, qu’il était bien vivant et qu’il continuait à analyser l’actualité politique de l’île et du monde.

C’est juste avant la venue du président impérialiste américain Barack Obama sur l’île que Fidel Castro a rédigé sa dernière colonne, sur les promesses de la levée du blocus de la part des Etats-Unis sur Cuba.

Revendiqué comme une icône par une grande partie de la gauche mondiale mais aussi traité de dictateur par ses détracteurs et ses ennemis, Fidel a été durant ces dernières années une sorte de « caution morale » de la Révolution depuis ses articles publiés dans Granma. Par ce biais, il a critiqué les grandes aberrations de l’impérialisme, le criminel blocus de l’île, les guerres et les inégalités. Mais il a défendu l’ouverture du marché que son frère Raúl a impulsée, ainsi que la politique de restauration capitaliste qui s’est approfondie depuis le rétablissement des relations avec les Etats-Unis.