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Politique

Penelope Gate

Fillon : « Jamais les juges ne pourront démontrer que l’emploi de mon épouse était fictif »

Après la mise en examen récente de Pénélope Fillon pour « complicité et recel de détournement de fond publics, complicité et recel de biens sociaux et recel d'escroquerie aggravée », François Fillon continue de clamer haut et fort son innocence. Une défense consternante et peu convaincante.

Après la mise en examen de Pénélope Fillon pour des chefs d’inculpation accablants, François Fillon s’obstine dans son bras de fer avec la justice. Invité de RTL mercredi matin, ce dernier a déclaré : « Je vous le dis dans les yeux : jamais les juges ne pourront démontrer que l’emploi de mon épouse était fictif. Jamais.  », assurant qu’il pouvait apporter des preuves matérielles montrant que l’accusation d’emploi fictif de son épouse comme attachée parlementaire était fausse.

Une défense toujours basée sur une position victimaire et hypocrite, avec comme argument de base une « justice à deux vitesses » et une tentative d’ « assassinat politique », et ce malgré l’accumulation de preuves et d’affaires. En effet afin d’étouffer ces affaires d’emplois fictifs, Fillon a de nouveau pris comme angle de défense, ou plutôt d’attaque, l’existence d’un prétendu cabinet noir à l’Élysée, piloté par Hollande,qui serait responsable de ses ennuis judiciaires : « La question de savoir si ma femme a travaillé pour moi ou pas est une question intéressante, mais qui ne met pas en cause les libertés publiques. La question de savoir si un candidat à l’élection présidentielle, en ce moment-même, est sous écoutes judiciaires et si M. Hollande a accès aux écoutes judiciaires d’un candidat (...) », redemandant que la justice enquête.

A travers ces tentatives désespérées employées par Fillon, qui ne convainquent par ailleurs plus personne, ce dernier essaye coûte que coûte de garder la face et de gagner du temps jusqu’aux présidentielles, la victoire aux présidentielles serait d’ailleurs probablement le seul moyen pour lui d’éviter une condamnation. A ce propos, Fillon se montre serein et sûr de lui : « Je pense que je vais gagner cette élection. Malgré deux mois de démolition intensive, ce n’est pas vous qui allez choisir le président de la République, c’est les Français ».

Cependant tous les sondages témoignent aujourd’hui de la forte impopularité que ce dernier suscite au sein de l’électorat français. Fortement distancé par ses concurrents directs, Le Pen et Macron, ce n’est pas seulement les présidentielles que Fillon semble avoir perdu, mais également sa position de reconstructeur de la droite, après avoir été lâché par de nombreux élus, députés, sénateurs et barons du parti, qui, sans solution face à son attitude jusqu’au-boutiste et à son entêtement, préparent l’après. François Fillon se retrouve donc en grande difficulté dans son parti, au sein duquel il n’est plus considéré comme une alternative pour reconstruire la droite, et où de nouvelles options, comme Baroin ou Wauquiez, sont en train d’émerger.




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