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Société

« Pas de fachos dans nos quartiers »

Forte répression de manifestations anti-FN pour la venue de Marine Le Pen

Dimanche 16 avril, un ensemble d’organisations ont appelé à une manifestation d’Aubervilliers à Paris pour manifester contre la campagne du Front national. Le lendemain, une centaine de manifestants étaient fortement réprimés devant le parc de la Villette.

Ce sont plusieurs centaines de personnes – environ 1000 personnes – qui ont manifesté d’Aubervilliers jusqu’au Zénith à Paris, où s’est tenu lundi soir un meeting de Marine Le Pen, candidate du Front national aux présidentielles 2017. Pour « accueillir » les manifestants, les forces de police ont été largement déployées afin de venir réprimer la marche. Quelques affrontements ont eu lieu. Face à la sur-présence policière, les manifestants ont répliqué en scandant : « Police nationale, police du capital ».

Organisée à l’appel de plusieurs organisations syndicales et politiques, dont Solidaires, le NPA, « Action antifasciste Paris-banlieue », des milieux autonomes et des collectifs de sans-papiers, les manifestants présents ont tenu à se réunir pour marquer leur rejet du projet réactionnaire, raciste et libéral du Front national porté par Marine Le Pen. La possibilité que le Front national puisse passer au deuxième tour est à l’origine de cette manifestation où l’on a pu entendre : « Solidarité avec les réfugiés », « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos » ou encore « Le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine, ou on en crève ».

Les manifestants s’étaient donné rendez-vous le lendemain à la Villette alors que se tenait un grand meeting de Marine Le Pen au Zénith. La police a été déployée pour empêcher aux militants anti-FN d’accéder aux abords de la salle. Parmi les actions prévues par les militants opposés au FN, Gilbert Collard a reçu quelques œufs à son arrivée. À l’intérieur du meeting de Marine Le Pen, une militante des Femen a été brutalement réprimée puis évacuée manu militari par le service d’ordre du Front national, après être montée sur scène avec un bouquet de fleurs. Elle a été attrapée par plusieurs personnes des services de sécurité et immédiatement traînée à l’extérieur de la scène.

C’est alors que Marine Le Pen s’est fendue d’une remarque, avant de reprendre son discours : « Ces extrémistes d’extrême gauche marchent sur la tête. Voilà l’inversion totale des valeurs qui viennent perturber un meeting de la seule femme qui défend les femmes ». Un comble pour Marine Le Pen, qui est « à titre personnel » opposé à l’IVG et la GPA, qu’elle considère comme des « distractions ». Elle était d’ailleurs en 2012 pour le « déremboursement des interruptions volontaires de grossesse ».

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