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Politique

Ces privilèges du XXIème siècle

François Hollande : une retraite qui va nous coûter cher.

Pour son départ en retraite, l'ex-président de la République François Hollande va recevoir une jolie enveloppe de 15.000€ par mois... un montant qui tend à faire réfléchir à l'heure où le chômage, et le nombre de personnes en-dessous du seuil de pauvreté ne cessent d'augmenter…

La victoire de Macron marque la fin du quinquennat Hollande. Cependant, rien de dramatique pour l’ancien Président de la république. En effet celui-ci percevra dès le mois prochain une retraite composée de quatre « indemnités » nettes d’impôts : 6208€ pour son ancienne fonction de député de Corrèze, 5184€ pour sa fonction de Président de la République, 3473€ en tant qu’ex-conseiller à la Cour des comptes, et 235€ pour sa fonction de Président du Conseil général de Corrèze de 2008 à 2012.

Au-delà du salaire, Hollande va bénéficier de différents avantages, notamment un appartement de fonction (meublé), une voiture avec deux chauffeurs, une sécurité rapprochée (deux policiers d’élite), plusieurs conseillers qui seront là pour l’aider dans ses affaires, ainsi que certains privilèges à la SNCF (gratuité des transports du rail pour les précédents chefs d’état). Tout comme ses prédécesseurs, l’ensemble des avantages de F.Hollande, fraîchement sorti de l’Élysée, pourrait donc coûter au contribuable plusieurs millions d’euros par an. Pour rappel, Valéry Giscard d’Estaing coûte 4 millions d’euros par an, 3,3 millions d’euros pour Nicolas Sarkozy, et enfin 2,4 millions pour Jacques Chirac.

A l’heure où son quinquennat se termine, le bilan est sans appel. Un français sur sept vit en-dessous du seuil de pauvreté, le taux de chômage est à 10%, le SMIC à moins de 1150 euros nets par mois. Un bilan d’autant plus lourd pour les classes populaires que la situation financière des politiciens est totalement éloignée de la réalité, et des difficultés que rencontrent la population au quotidien. Toutes ces dépenses sont exorbitantes pour ces anciens chefs d’État, et pas seulement le président de la République, mais aussi les ex-ministres, ou encore les ex-parlementaires. Cela est révélateur de leur hypocrisie dans la mesure où ce sont ces même politiciens qui nous disent au quotidien que la situation économique du pays est délicate, qu’il faut de plus en plus se serrer la ceinture, accepter d’être dans une situation précaire avec un bas salaire et des conditions de travail lamentables, qu’il faut enchaîner les CDD pour un jour espérer et « mériter » un CDI, ces même qui nous disent que l’âge du départ à la retraite doit être avancé etc.. Les architectes des lois les plus anti-sociales sont finalement ceux qui s’en mettent plein les poches !

Une situation à laquelle s’ajoute les multiples affaires de corruption, comme en témoignent les scandales récents autour de Fillon et Le Pen et de leurs emplois fictifs. Face à ces privilèges dignes d’un système féodal, la seule mesure qui semble pouvoir en finir avec ces magouilles et ces profiteurs reste l’idée d’hommes politiques payés au salaire moyen d’un ouvrier, révocables à tout moment. Comme Poutou le soulignait lors du grand débat à onze candidats le 4 avril 2017, mettre les politiciens au SMIC c’est encore le seul moyen de leur donner envie de l’augmenter !

Photo : GEORGES GOBET / AFP




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