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Gérard Collomb : Vers de nouveaux pouvoirs de police dans les quartiers populaires

Dans la droite lignée des précédents ministres de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy à Manuel Valls en passant par Brice Hortefeux, le nouveau « premier flic de France », Gérard Collomb, se met au travail pour penser la répression dans les années qui viennent. La cible principale ? Comme toujours, ce sont les quartiers populaires.

Gérard Collomb, anciennement maire de Lyon où il s’était déjà illustré par sa passion pour la répression, est le nouveau ministre de l’Intérieur du gouvernement Macron. Rien de bien surprenant à ce choix de personnalité pour le poste de « premier flic de France » dans un contexte d’état d’urgence permanent.

Premièrement, il explique qu’il prévoit d’interdire à une personne de fréquenter un quartier où elle aurait commis des délits, et que cette mesure s’appliquerait notamment aux gares. Quand on sait avec quelle partialité les policiers décident de qui est considéré comme « délinquant », on imagine la restriction de liberté de circulation que cela peut impliquer pour les personnes concernées. Et les premiers concernés par ces mesures répressives, ce sont les quartiers populaires et les personnes racisées : ce sont eux qui sont visés par la nouvelle « police de sécurité quotidienne », une autre mesure voulue par Macron et que le nouveau ministre de l’Intérieur commence à envisager. Bien qu’il s’en défende, cette nouvelle branche de la police ressemblerait fortement à la police « de proximité » qui était déjà celle qui pratiquait allègrement les contrôles au faciès et qui était en cause dans les nombreuses affaires de violences policières.

« J’ai toujours considéré que la tranquillité est la première des libertés publiques » nous dit-il. Cette tranquillité, ce n’est bien sûr pas celle des jeunes des quartiers populaires qui verront simplement une augmentation du harcèlement quotidien qu’ils subissent déjà de la part de la police. Si les déclarations de Gérard Collomb sont encore, pour le moment, assez floues, les quelques annonces qu’il a faites montrent son inscription dans la lignée des gouvernements précédents : toujours plus d’attaques contre les pauvres et les racisés, toujours plus de répression.

Contre les politiques sécuritaires qui voudraient nous faire croire que la solution à l’ « insécurité », voire au terrorisme, résiderait dans une répression plus grande des populations déjà discriminées et marginalisées, nous devons au contraire nous attaquer aux causes de la violence, c’est-à-dire justement aux politiques qui marginalisent et appauvrissent toute notre classe, tandis que d’autres, dans leurs bureaux de ministres ou de patrons, s’enrichissent sur notre dos !




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