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Politique

Racisme d’État

Gérard Collomb exhorte les préfets à accentuer la traque et l’expulsion des migrants

Gérard Collomb n’est pas avare d’effort en ce qui concerne la traque aux migrants. C’est ainsi que le ministre de l’intérieur a exhorté les préfets à renforcer et accélérer les processus d’expulsions des réfugiés.

« La lutte contre l’immigration irrégulière est une priorité de l’action gouvernementale » explique ainsi Gérard Collomb dans une circulaire adressée aux préfets le 20 novembre dernier. Tout un programme. En effet, le ministre de l’intérieur exhorte ces derniers à renforcer les actions sur le terrain, exigeant « fermeté » et « efficacité » tout en expliquant que la lutte contre l’immigration clandestine « relève de la responsabilité de chaque préfet de département ». Pire, un premier bilan est demandé à chaque préfet pour fin février 2018 !

L’objectif de Gérard Collomb est clair : expulser le plus rapidement possible du territoire l’ensemble des demandeurs d’asiles déboutés, par le biais d’OQTF (obligation à quitter le territoire français) tout en, parallèlement, donnant un (nouveau) coup de collier en ce qui concerne les opérations de contrôles. Ou, en d’autres termes, accélérer la traque et renvoyer sous les bombes et dans la misère un maximum de réfugiés.

Pour ce faire, les préfets sont encouragés à faire un « suivi hebdomadaire du taux de déboutés hébergés » afin de « prendre toutes les mesures utiles en vue de l’éloignement effectif ». Se faisant, les préfets pourront donc « chercher à mettre en œuvre de manière concomitante la procédure permettant l’expulsion de l’hébergement […] et la procédure d’éloignement ». De quoi forcer les migrants à privilégier de s’établir dans la rue, malgré la vague de froid, plutôt qu’en centre d’hébergement, devenant de véritable guet-apens. En effet, pour Collomb, à chaque fois que ce sera possible, il convient de placer les migrants « en local de rétention administrative ».

Fer de lance de la politique xénophobe du gouvernement, Gérard Collomb accomplit sa tâche avec zèle. Une politique dure qui va en s’accélérant, dans le cadre de la bonapartisation du régime. Inflexible en interne, l’impérialisme français n’en oublie pas de défendre ses intérêts en Afrique et au Moyen Orient, pillant les ressources et bombardant les populations.




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