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Relaxe !

Goodyear. 4000 personnes devant le tribunal d’Amiens pour exiger la relaxe des 8 salariés

Publié le 19 octobre 2016

Correspondant

Depuis ce matin à Amiens, les cars défilent pour déposer les soutiens venus de toute la France. C’est aujourd’hui que se joue au tribunal d’Amiens le procès en appel des 8 ex-salariés Goodyear condamnés à des peines de prison ferme – jusqu’à 9 mois ferme et 24 mois au total- pour avoir défendu leur emploi.

De Paris, du Havre, de Mulhouse, Dieppe, Rouen, ou encore Avignon, des cars ont été affrétées pour la journée. Les tentes prévues pour accueillir le public et les scènes dressées dans le parc Saint-Pierre installées la veille. Ce matin, ce sont donc près 4000 personnes qui ont fait le déplacement pour exiger la relaxe des salariés et contester ce que la justice déclare être une séquestration. Du côté des salariés on dénonce le deux poids deux mesure - « enfermer Sarko’, Libérez les Goodyear »- et surtout la criminalisation du mouvement social.

Après un court passage dans le parc Saint-Pierre, une prise de parole de Mickaël Wamen CGT Goodyear et de Fiodor Rilov, son avocat, un cortège s’est dirigé en direction du tribunal d’Amiens où le procès en appel est en train de se tenir.

Plusieurs personnalités du monde ouvrier - Xavier Matthieu des Conti-, des secteurs combatifs durant les mobilisations contre la loi Travail – des dockers du Havre, la CGT info Com’, des travailleurs des raffineries Total-, ainsi que des victimes de la répression comme Loïc de la Compagnie Jolie Môme ou encore Christophe Ruffin du journal Fakir étaient présents pour exprimer leurs soutiens.

Devant le TGI d’Amiens on note une forte présence des cortège CGT - Métallurgie, La Poste, PSA Mulhouse, …. - mais également d’autres syndicats comme Solidaires. Certaines organisations politiques sont également venues exprimer leur soutiens comme le NPA, Lutte Ouvrière, et Ensemble.

On attend avec impatience le compte-rendu du procès qui devrait arriver en fin de matinée, suivie d’une prise de parole des principaux intéressés, à savoir de Mickaël Wamen et de ses collègues. Dans l’après-midi, concerts, projection et prises de parole de syndicalistes, de personnalités politiques de gauche, mais également de victimes de la répression d’Etat qu’elle soit patronale ou policière – Assa Traoré, sœur d’Adama Traoré notamment – sont prévus.