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Société

Harcèlement policier

Grand froid. Des gendarmes éteignent les feux de camp des migrants

Une vidéo circule sur les réseaux sociaux montrant des gendarmes à Ouistreham (Calvados) éteignant les feux de migrants, dormant dans les bois dans le froid glacial.

Grand froid : migrants, sans-abris, les premier touchés

Depuis plusieurs jours tous les médias ne parlent plus que de la vague de froid, les températures basses sont au coeur des plus vifs débats : comment s’habiller, s’alimenter, comment protéger les animaux du zoo (BFM TV) ? quels conseils beauté par temps glacial (Le Figaro) ? Grands « oubliés » de ces articles, les premières victimes de ce temps sont ceux qui dorment dans la rue. Et en particulier ceux que l’Etat harcèle et réprime tous les jours, les migrants. Dans ce contexte, et alors que le gouvernement se targue d’avoir mis en place un plan grand froid, les associations d’aide aux migrants dénonce le harcèlement policier, qui plus que jamais met en danger la vie des réfugiés.

Un harcèlement policier quotidiens et inhumain

Alors que les températures descendent bien dessous de zéro, le Collectif d’aide aux migrants de Ouistreham (CAMO) dénonce les pratiques quotidiennes des gendarmes, qui chaque matin viennent réveiller les migrants dormant dans les bois, leur retirer leurs couvertures et éteindre leurs feux de camp. Comportements des forces de répression dénoncés très régulièrement par les associations, à Calais, Paris et ailleurs. En réponse à ces accusations publiques répétées, le préfet du Calvados a d’abord parlé de « fake news ». Cependant une vidéo datée du lundi 19 février prouve la véracité de ces accusations. Elle montre ainsi des gendarmes mobile éteignant le feu de migrants campant dans un sous-bois près de Ouistreham : retirant une à une les branches pour aller les jeter dans le canal à coté, écrasant et dispersant les braises, pour s’assurer qu’il soit impossible de rallumer le feu…

Depuis la préfecture du Calvados, contrainte de reconnaître les faits, a défendu les actions des gendarmes, n’y trouvant « rien de choquant » : « Ce que font les gendarmes est conforme à leur emploi. Ils sont dans leur mission. L’objectif est d’empêcher tout rassemblement et toute création de campement »

Tout est fait par la municipalité pour expulser les migrants, jusqu’à mettre en péril leur vie. Ainsi les toilettes publiques ont été fermées pour les empêcher de les utiliser. La mairie a elle même admis « ramasser les sacs de couchages ou matériels de camping ». Le maire pour justifier son refus d’ouvrir un abris dans la vie, parlait le 29 janvier de son « devoir de salubrité publique ». Il y a quelques jours le parking où les associations servaient des repas aux migrants a été clôturé pour les empêcher de s’y rencontrer. Une politique répressive à l’échelle de l’Etat, qui va encore être renforcée par la loi Asile et migration.




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