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Jeunesse

Flics, fachos, hors de nos facs !

Grenoble. Des fachos incendient la fac, et les flics délogent les étudiants mobilisés

L’Université de Grenoble a subi une double offensive répressive ces deux derniers jours. D’une part, dimanche après-midi, un groupe de personnes extérieures à l'université, liées à l'extrême-droite, est venu incendier une partie du campus tenue par les étudiants. Lundi matin c’est la gendarmerie qui est passée à l’action en tabassant plusieurs étudiants et une professeure.

Une nouvelle fois, la troisième en près de deux semaines, l’Université de Grenoble a été victime d’une attaque de l’extrême droite. Cette fois, le groupe a incendié les jardins d’Utopie situés sur le campus. Alors que le président de l’Université, Patrick Levy, explique publiquement qu’une « minorité radicalisée » bloque la fac, les images parlent d’elles-mêmes pour identifier qui sont les vrais « casseurs ».

Le 22 mars dernier déjà, le président de l’Université avait envoyé la police pour expulser les étudiants mobilisés de l’Université de Grenoble, expédiant 5 personnes à l’hôpital. Et ce lundi matin, cette violence qui a pour objectif premier de casser le mouvement étudiant a de nouveau frappé dans l’Université grenobloise. En effet, après une semaine de vacances, les étudiants sont revenus plus motivés que jamais bloquer leur faculté pour lutter contre la loi ORE. En réponse, ce sont des matraques et des gazeuses que leur a envoyé le président de l’Université, Patrick Levy, avec l’aide des CRS. Tandis que le mouvement ne faiblit pas à échelle nationale, le gouvernement tente toutes les offensives pour le casser dans son envol et éviter la jonction avec les cheminots. Finalement, les étudiants ont réussi à faire annuler les examens et la faculté est restée bloquée. Une nouvelle victoire pour la suite du mouvement étudiant !

crédit photo : Facebook "Grenoble en lutte"




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