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Société

Casse du service public

Grève à France Télévision : 180 postes menacés

Les syndicats de France Télévision ont déposé un préavis de grève pour ce mercredi 13 décembre, contre un démentèlement partiel de l'entreprise publique par la direction.

Les syndicats CGT, FO, SNJ ont déposé un préavis de grève pour 24h ce mercredi 13 décembre à france télévision contre l’asphixie préparée par la direction qui emmène à une situation dramatique d’un point de vue humain et financier. Par ailleurs la direction de France Télévision avait déja était pointée du doigt pour ses prises de décisions opposées au bien être des salariés, une grève avait déja était menée par les salariés en Avril 2016. Cette colère grandit face à une direction sourde aux inquiétudes des équipes de France Télévision.

Macron et la présidence de France Télévision responsablent de cette situation

Les syndicats dénoncent le discours tenu par le chef du gouvernement qui a dénigré largement lors de ses prises de paroles le service public rendu par les travailleurs de France Télévision, il aurait ainsi dit que l’audiovisuel était "la honte de la République" . Macron a d’ailleurs assuré qu’il assumé pleinement ses positions. Ainsi, dans le but de réaliser des économies qui réduira grandement le service public, l’Etat et la directrice de France Télévision, Delphine Ernotte, souhaitent démanteler partiellement l’entreprise. 180 postes seront supprimés pour emmener à une économie de 50 millions d’euros au total. Si France Télévision veut faire des économies il devrait commencer par taper dans le salaire de sa directrice qui touche un salaire fixe de 322 000 euros brut par an, avec un bonus variable pouvant aller jusqu’à 78 000 euros, soit un total de 400 000 euros bruts par an.

Si France Télévision se base sur le rapport de la Cour des comptes qui pointe des zones opaques de gestion, on peut dire clairement que la direction ne va pas s’attaquer à certains animateurs star du service public qui sont "embauchés en CDI à temps plein, et rémunérés en conséquence par France Télévisions, [et qui] sont parallèlement rétribués par des sociétés de production privées" mais plutôt à ceux qui sont invisibles du grand public.

La Société Des Journalistes a appelé les rédactions nationales à une assemblée générale commune ce lundi 11 ; en présence des salariés de France 2, France 3, FranceInfo et FranceInfo.fr, et finiront par un vote de confiance envers la présidente de France Télévision. La SDJ précise "Nous voulons préserver une information de service public, en toute indépendance. L’info de bonne qualité nécessite du temps, de l’investissement, des moyens humains".

Il est clair que les entreprises privées comme les milliardaires qui possédent une grande partie de la presse ne vont pas financer le service public, comme "Cash Investigation" qui a su ces derniers temps par des enquêtes bousculer ces propriétaires de grandes entreprises. Le démantèlement voulu par Macron est une attaque directe aux services publics et annonce une catastrophe humaine avec plusieurs centaines de suppressions d’emplois dans les différentes chaînes de télévisions publiques.
Nous ne voulons pas d’un service public de l’audiovisuel réduit à peau de chagrin. Un service public doit être indépendant de toutes questions de profits opposés au sens même du service public.




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