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Politique

Après 1 TGV sur 5 ce dimanche

Grève à la SNCF : Près de 74% des conducteurs en grève ce lundi

Alors que le gouvernement explique maintenir le cap sur la réforme ferroviaire, les cheminots se sont une nouvelle fois mobilisés ce dimanche. Malgré un fléchissement lié notamment à une journée de mobilisation le weekend, ce lundi, les cheminots indispensables à la circulation seront une nouvelle fois massivement mobilisés.

Ce dimanche 8 avril, troisième jour de grève des cheminots, seulement 1 TGV sur 5 ont circulé, idem pour les Intercités avec 1 rame sur 5. Pour les TER et Transiliens, il n’y avait qu’1 train sur 3. En tout, selon la direction, c’est un taux de 35% de grévistes à la SNCF, un chiffre expliqué notamment par la mobilisation ce dimanche, comme l’affirme notamment les médias. Pour preuve les prévisions pour ce lundi, la SNCF annonce 43% de grévistes. Demain ce sera 74% des conducteurs qui vont débrayer, et 67% des contrôleurs. Le réseau va donc être encore plus perturbé que ce dimanche.

Face à cette colère qui ne baisse pas, le gouvernement reste ferme. Edouard Philippe a donné une interview au Parisien ce dimanche : « J’entends la détermination de certaines organisations syndicales, mais qu’ils entendent bien la mienne aussi ». Sur fond de menace le premier ministre a rappelé une fois encore que le gouvernement allait tenir bon : « Je vois que certains soutiennent ce mouvement de grève, d’autres qui le critiquent. En tout cas, moi, je reçois des messages de Français qui soutiennent le gouvernement, en disant qu’il faut aller jusqu’au bout. Eh bien c’est ce que nous allons faire ».

Comme les représentants syndicaux ont pu le constater lors de la concertation avec le ministre des transports, Elisabeth Borne, le gouvernement ne compte pas annuler la réforme. Les seules miettes à grappiller sont sur les modalités de mises en œuvre de la casse du ferroviaire. Si on pouvait encore en douter, Edouard Philippe l’a clairement dit, ne laissant plus de place au doute : le gouvernement reste ouvert aux « discussions pour parler des modalités ». Une illustration supplémentaire, s’il en fallait, que les pseudos négociations ne sont qu’une mascarade, et que c’est sur le terrain de la construction de la grève qu’il s’agit de concentrer l’ensemble des efforts pour construire le rapport de force.

Et, de fait, les cheminots n’ont guère le choix pour faire entendre leurs revendications : lutter, continuer à faire grève ; les assemblées de cheminots devront décider de la suite à donner à leur mouvement pour faire plier le gouvernement. D’autant plus que les cheminots ne sont pas seuls dans la bagarre contre la politique de Macron, avec les EPHAD, les étudiants, Air France, les éboueurs et encore d’autres secteurs, en grève.




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