^

Monde

Grève générale en Grèce

Grève générale de 24 heures en Grèce contre les politiques d’austérité du gouvernement

Une grève générale de 24h pour réclamer la fin des politiques d’austérité imposées par la troïka et appliquées au pied de la lettre par le gouvernement Syriza.

Mercredi dernier des milliers de manifestants ont défilé dans les rues d’Athènes à l’appel de la confédération générale des travailleurs du privé (GSEE) et le front syndical Pame. Une grève générale de 24h, pour réclamer la fin des politiques d’austérité imposées par la troïka et appliquées au pied de la lettre par le gouvernement Syriza.

Un vent de révolte contre l’austérité et la vie chère se lève, à l’appel du GSEE et Pame, syndicats majoritaires dans le secteur privé, les salariés sont descendus dans les rues pour manifester lors d’une journée de grève générale, et pouvoir ainsi faire pression au gouvernement qui parlemente depuis le 21 novembre, le prochain budget de l’état. Il y a 15 jours environ le secteur public s’est déclaré en grève avec les mêmes revendications.

Les politiques austéritaires imposées par les créanciers ont donné pour résultats des baisses des dépenses publiques, une hausse de la fiscalité à tout va, baisse des salaire public/privés ainsi que des retraites et une dégradation affreuse des conditions de travail. Ces politiques frappent de plein fouet la population grecque depuis déjà plus de dix ans.

Le salaire minimum a été dégraissé pour arriver à la maigre somme de 586 euros, bruts bien évidement ! Les conventions collectives ont suivi le même sort, et ce malgré un soi disant « gouvernement de gauche » à la tête du pays. Pendant que les travailleurs grecs défilaient dans les rue d’Athènes pour demander la fin des politiques d’austérité, Alexis Tsipras, le premier ministre à la tribune du parlement, défendait le bilan économique et la nouvelle feuille de route pour 2019.

Au Parlement, Tsipras affirme que « l’austérité appartient au passé ». En effet, selon les estimations, la croissance prévue pour 2019 sera de 2,5%, après plus de huit années de ressentions, ce qui permettrait de rehausser les dépenses publiques qui sont à la baisse depuis 10 ans. Déjà en octobre dernier le premier ministre se félicitait du fait que la Commission Européenne ait « approuvé le budget grec sans baisse des retraites après huit années d’austérité » – il suffit de rappeler que les retraites ont été dégrossies 27 fois dans ses huit derniers années !

Si la fin des programmes d’ajustement structurels a bien été décrétée le 20 aout, le pays reste tout de même sous la tutelle des créanciers. Ses finances restent en effet sous surveillance à cause de l’ampleur de la dette qui atteint 180% du PIB.

La démonstration de mercredi dernier n’est qu’un début. Et pour l’instant ces manifestations n’atteignent pas les rassemblements massifs qu’on a pu voir ses dernières années. Un programme d’action contre les politiques d’austérité et notamment contre la vie chère doit découler pour combattre les politiques menées par la BCE et le FMI ; mais aussi la fin du corporatisme délétère prôné par les directions syndicales et qui n’ont que pour résultat d’affaiblir la contestation.

Crédits photo : Aris MESSINIS/AFP




Mots-clés

Austérité   /    Union Europénne   /    Grève   /    Grève générale   /    Grèce   /    Monde