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Notre classe

La colère gronde dans l’automobile

Grèves à PSA HORDAIN (Sevelnord) contre les surcharges de travail, les manques d’effectifs et la flexibilité à outrance.

La colère gronde à l'usine de PSA HORDAIN (Sevelnord). Comme dans tous les sites du groupe, PSA poursuit sa politique de suppressions de postes et d'intensification des charges de travail. L’objectif est clair : faire des gains de productivité, pour dégager des profits toujours plus faramineux par l'exploitation maximale de l'ensemble des salariés. Engagés dans toutes les mobilisations contre les ordonnances Macron, les salariés de PSA HORDAIN (Sevelnord) n'hésitent pas à continuer la lutte par des grèves de secteurs .

Crédits photos : © Pascal Guittet

A PSA, l’accord de compétitivité NEC (nouvel élan pour la croissance) permet aux usines de recourir aux samedis obligatoires et l’augmentation de la flexibilité des horaires journaliers (Over-time) par seule annonce au comité d’établissement. Autant dire que ceux-ci se sont démultipliés, obligeant les travailleurs à renoncer à leur vie de famille en réduisant les week-ends et en les privant du repos nécessaire entre les séances de travail. Les semaines à rallonge, les salariés n’en peuvent plus.

De nombreux débrayages contre le manque d’effectifs, les cadences infernales, la flexibilité et les mauvaises conditions de travail ont eu lieu depuis le début de l’année dans différents secteurs à PSA HORDAIN (Sevelnord).

Comme par exemple, dernièrement, dans les secteurs de la logistique eux aussi sous pression et où les charges de travail sont aussi toujours en hausse, qui ont débrayés le samedi 23 septembre et le jeudi 28 septembre, pour exiger des effectifs supplémentaires, la création de circuits mais aussi l’arrêt de la flexibilité qui détruit la vie de famille. Ces revendications légitime, permettraient d’améliorer les conditions de travail.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières

La réaction des travailleurs de PSA HORDAIN (Sevelnord) sont le symptôme d’un malaise beaucoup plus grand et de la possibilité d’une mobilisation plus large, qui se construit au-fur-et-à-mesure. On sait combien la politique de précarisation des travailleurs de PSA pèse sur la construction des mobilisations, à PSA HORDAIN (Sevelnord) comme ailleurs. Bien souvent, les intérimaires sont utilisés comme paravent pour faire passer les aggravations des conditions de travail et les suppressions de postes. C’est pourquoi, même si leur organisation reste difficile en raison de leur statut précaire, elle est un objectif impératif pour gagner dans les temps à venir.

Avec sa rentabilité record, marquée par un bénéfice net de 1,25 milliards d’euros pour le premier semestre 2017, PSA a largement les moyens d’embaucher tous les précaires, de créer des postes supplémentaires et d’augmenter les salaires. Cet argent est le nôtre, il est le fruit de notre exploitation. C’est pourquoi la seule réaction gagnante contre la dictature patronale, c’est la lutte collective. C’est bien cette confiance en nos forces que les salariés de PSA HORDAIN (Sevelnord) mettent en avant et qui pourrait convaincre ceux qui non pas encore franchi le pas de la lutte.

Si nous nous laissons faire, à PSA comme ailleurs, le patronat et le gouvernement n’hésiteront pas à poursuivre les attaques contre l’ensemble de la classe ouvrière, comme le montre la loi travail XXL concoctée par Macron et son gouvernement. En ce sens, les débrayages à PSA HORDAIN (Sevelnord) sont un pas en avant et un exemple à suivre pour la construction d’un rapport de force qui amènera à la mobilisation générale.




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