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Après 7 jours de mobilisation ...

Grèves illimitées à La Réunion. Les dockers entrent dans la danse !

Publié le 15 avril 2016

Cela fait 7 jours que le secteur de la BTP est en grève illimitée, réclamant 3% d’augmentation générale des salaires. Par solidarité avec leurs camarades, et face à l’intransigeance du patronat, les dockers ont eux aussi décidé de suivre le mouvement, en entamant également une grève illimitée !

Julian Vadis

Combativité et solidarité de classe : une dynamique de grève générale ?

Depuis sept jours, les instances patronales doivent faire face à la colère des ouvriers du BTP sur l’île de La Réunion. Face à la détermination et la radicalité du mouvement, ponctuées par de nombreuses actions visant des points stratégiques de l’économie de l’île, la Fédération Réunionnaise du BTP a joué la carte de l’ultimatum vis-à-vis des grévistes, jouant la carte de la crise économique pour proposer une augmentation de seulement 0.8% aux travailleurs. Loin de démobiliser, le mouvement s’est amplifié avec l’entrée en scène des dockers, un secteur on ne peut plus stratégique à La Réunion. Ces derniers ont décidé, par solidarité, de se lancer eux aussi dans une grève illimitée !

Une évolution du rapport de force en faveur des travailleurs qui semble avoir mis en panique les instances patronales, proposant 1% d’augmentation et la reprise des négociations à la préfecture. « C’est un exemple qui illustre la gravité de la situation à La Réunion. Le malaise est perceptible dans tous les secteurs et touche toutes les couches de la population : les travailleurs du privé, du public, du para–public, les jeunes et les plus fragiles » a déclaré le Parti Communiste Réunionnais via un communiqué. Une situation qui, dans le contexte actuel, pourrait conduire jusqu’à une grève générale ? C’est en tout cas une possibilité tout à fait envisageable au vu de la dynamique actuelle.


Black out médiatique sur le mouvement en cours

À l’instar de la grève générale en cours à Mayotte, les médias dominants réalisent un véritable black out sur la situation dans les colonies de l’État Français. Un fait qui en dit long sur la panique qui secoue le patronat, qui rabat sur ses relais que le mouvement contre la loi travail est en train de s’essouffler. Et pour éviter que la situation hexagonale prennent la même tournure qu’à la Réunion et à Mayotte, l’exécutif n’hésite pas à accentuer la répression sur les manifestants, jusqu’à entrevoir de véritables scènes de guerre durant la manifestation parisienne. Mais, au travers des mers et des frontières coloniales française, c’est bel et bien notre camp social qui s’est lancé dans une lutte ouverte face à la classe dominante. En ce sens, le message délivré par la Coordination Nationale Etudiante le weekend dernier au sujet de la situation à Mayotte et à la Réunion est extrêmement positif : « Toute victoire ici ou là-bas est une victoire pour nous tou·te·s  » !

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