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Genres et Sexualités

Violences faites aux femmes

Guillaume Meurice s’engage contre le harcèlement sexuel au travail

Nous avions déjà relayé sa chronique sur les congés menstruels ou le chroniqueur loin des tabous et des clichés se faisait déjà l’allié des femmes démontant préjugés et remarques sexistes. Une fois n’est pas coutume Guillaume Meurice le chroniqueur sur Inter de « Par Jupiter » réalise une nouvelle fois une chronique engagée du bon côté de la barricade, avec cette fois-ci une chronique sur le harcèlement au travail.

Ce qui nous divise les rend plus fort

Le harcèlement sexuel au travail qui vise à réduire la femme à ses seuls attributs sexuels par le biais de petites phrases répétitives et humiliantes, ou de gestes déplacés, pouvant aller jusqu’à des agressions sexuelles et des viols, est omniprésent sur les lieux de travail aujourd’hui.

Guillaume Meurice avec cette nouvelle chronique s’attaque cette fois-ci encore aux petites remarques mesquines et quotidiennes que reçoivent les femmes à longueur de journée au travail. En plus des conditions de travail difficiles, les remarques à répétition sont permises par un patriarcat décomplexé sur les lieux de travail qui cherche par tout les biais à diviser les salariés et les travailleurs entre eux : les femmes et les hommes mais aussi les jeunes et les vieux, les blancs et les racisés… Les femmes sont relayées aux basses taches, reçoivent des salaires inégaux et subissent une objetisation permanente. En s’emparant de ce problème récurrent de harcèlement sexuel banalisé, le chroniqueur participe à la mise en lumière auprès du plus grand nombre de la notion d’oppression, – à savoir dans ce cas,les violences que subissent les femmes quotidiennement.

Dans les petites réponses des interviewés au micro du chroniqueur beaucoup se justifient en parlant de « pulsions » soi-disant naturelles, certaines femmes, même, ont intégré le discours dominant, voire se moquent de féministes qui manqueraient d’humour à ne pas comprendre combien il est drôle d’être réduite à un objet sexuel sur son lieu de travail. Pourtant loin des clichés véhiculés, l’homme ne naît pas obsédé ou hétérosexuel, le harcèlement n’est pas une pulsion naturelle mais bel est bien une violence construite socialement et entretenue soigneusement par tout ceux qui s’arrangent bien des divisions entre hommes et femmes. Le chroniqueur nous amène à démonter et combattre cette violence quotidienne :

Le documentaire de France 2 auquel a participé le chroniqueur lève également le voile sur ces humiliations réitérées et les fait sortir de l’ombre. Il ne révèle pas le caractère éminemment social de cette problématique mais participe néanmoins à révéler la récurrence des cas de harcèlement. On y voit des femmes démunies face à leurs patrons ou leurs collègues, qui, prises entre la violence au travail et la nécessité financière, se retrouvent emportées dans une spirale infernale. Mais le documentaire montre aussi des femmes courageuses qui témoignent à visages découvert et qui ont décidé de se battre. Un premier pas pour faire prendre conscience d’un mal quotidien.