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Politique

Réforme du rail

Guillaume Pepy et Élisabeth Borne au front pour éviter une mobilisation des cheminots

Alors que se prépare l’opposition à la future réforme de la SNCF, avec une première échéance le 22 mars, Guillaume Pepy (PDG de la SNCF) et Élisabeth Borne (ministre des transports) tentent de tuer le mouvement dans l’œuf.

Crédits photo : JACQUES DEMARTHON / AFP

« Personne n’a d’intérêt à une grève longue » a déclaré Guillaume Pepy sur C-News. Dans un exercice de style visant à défendre la réforme du rail prévue par le gouvernement, le PDG de la SNCF, s’est efforcé de dissuader les cheminot.e.s de partir en grève.

Selon lui, la grève sera dommageable alors que la société affiche de bons résultats et que les « concertations » vont commencer. Déplorer que les travailleurs mettent en place un rapport de force à l’approche des discussions entre les syndicats, la direction de la SNCF et le gouvernement montre bien la vision que le gouvernement se fait de ce type de discussions. Il devrait s’agir d’une discussion dans laquelle la voix des travailleurs ne se ferait pas trop entendre.

De la même façon, la ministre des transports a promis un schéma complexe de négociations menées en parallèle de débats parlementaires visant à l’établissement d’une loi formalisant le résultat des discussions. Une manœuvre grossière puisque le gouvernement a déjà annoncé que si les syndicats touchait au « noyau dur » des réformes, dont la destruction du statut des cheminots, le texte initial serait imposé par ordonnances.

Il faut aussi noter que, même si Guillaume Pepy semble se réjouir de la phase de concertations à venir, il a aussi insisté sur la nécessité de la réforme. Cette attaque serait nécessaire du fait de l’ouverture prochaine du rail à la concurrence. Il semble donc que les négociations voulues sans aucun rapport de force ne servent qu’à l’accompagnement de la réforme, les syndicats ne servant qu’à calmer les cheminot.e.s et à éviter l’irruption d’un mouvement social d’ampleur.




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