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Politique

Casseroles en stock

Il y a Ferrand, mais pas que… Des ministres et des proches pas très irréprochables en Macronie

Il y avait eu la promesse du « Nouveau Monde », représenté par Macron et les siens, vent-debout contre « l’Ancien ». Et puis il y a eu l’affaire Benalla, bourrasque estivale annonçant les gros problèmes de la rentrée. Mais il ne faut pas oublier « qu’en même temps » un certain nombre de très proches de la Macronie n’ont rien à envier à l’Ancien Monde en termes d’affaires et de casseroles. Et pour cause, ils en sont issus…

Crédits photo : Videlice

Ferrand et ses apparts en Bretagne

Il est compliqué de se prétendre irréprochable et de prôner l’exemplarité lorsque l’on a un dossier instruit par la justice… Richard Ferrand, homme de confiance de Macron pour être candidat au perchoir de l’Assemblée nationale pour succéder à de Rugy n’est pas le seul à être en délicatesse avec la justice. Il pourrait remplacer de Rugy qui lui avait soufflé le poste parce que Ferrand a eu maille à partir avec le parquet brestois au sujet de « l’affaire des Mutuelles de Bretagne » pour laquelle il y aurait pu avoir prise illégale d’intérêts. Ferrand a bénéficié d’un non-lieu à Brest mais l’affaire sera à nouveau jugée, à Lille, à la suite de nouvelles plaintes. Ferrand reste, néanmoins, le favori de LREM pour la présidence de l’Assemblée.

Nyssen et ses hôtels particuliers

Françoise Nyssen, ministre de la Culture et du patrimoine, a un bel actif, elle aussi. En plus d’un conflit d’intérêt au Centre National du Livre, en tant qu’ancienne patronne d’Actes Sud, on lui reproche également des travaux non-déclarés aux sièges de sa maison d’édition, à Paris en en Arles. Compte-tenu que l’Hôtel d’Aguesseau, là où Actes Sud a ses bureaux dans la capitale, est classé Monument historique, refaire l’intérieur sans demander une permission aux organes dépendant du même ministère de la Culture, c’est ballot, pour l’actuelle ministre. Qui, de surcroît, a oublié de déclarer que les mètres carrés des bureaux avaient légèrement augmenté…

Flessel et l’amnésie fiscale

Il y a aussi l’ancienne championne d’escrime Laura Flessel, que Macron avait bombardée aux Sports. L’épéiste a été débarquée du gouvernement « pour des raisons personnelles »à la faveur du mini-remaniement faisant suite à la démission de Hulot. Mais c’est bien pour de vilaines cachoteries fiscales que Flessel a été poussée vers la sortie, avant que les affaires n’éclatent au grand jour.

Pénicaud à Las Vegas

L’affaire Pénicaud, mettant en lumière les rapports troubles entre Business France, la société de l’actuelle ministre du Travail, l’agence de com’ Havas et Macron, lorsqu’il était candidat, vaut également son pesant de Vieux-Monde. Il s’agit de « l’affaire Las-Vegas ». Le dernier dossier en date concernant Pénicaud, révélé au cours de l’été par le Canard Enchaîné, indique que la ministre est soupçonnée de favoritisme à l’égard de la société Havas sur un contrat de plus de 13 millions d’euros. Facile, après ça, de prôner le régime sec, pour les salariés.

Sans oublier…

Et puis il ne faut pas oublier les « premiers de cordées » de la Macronie qui ont également été les premiers à dévisser : François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard, éphémère ministre de la Défense. Les trois ont trempé dans les affaires d’emplois présumés fictifs du MoDem et ont été mis de côté avant l’été 2017. Il s’agissait pourtant des principaux alliés extra-LREM de Macron au sein de la classe politique.

Ça fait beaucoup de casseroles, pour un « Nouveau-Monde ». Et c’est sans compter les nervis de la Macronie, adeptes de la matraque, comme Benalla et ses amis.




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