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Elections européennes

« Immigration : maîtriser ou subir ? » : la campagne xénophobe du gouvernement pour les européennes

Sur les réseaux sociaux, le gouvernement Macron lance la campagne des européennes. Alors que le "président des riches" a bâti son image sur l'opposition entre progressistes et nationalistes, on entrevoit déjà une campagne aux relents bien xénophobes, qui n’a pas grand-chose à envier aux discours les plus réactionnaires au sein de l’Union Européenne.

La vidéo a été publiée sur Twitter le 26 octobre. Durant seulement 30 secondes, le premier axe de la vidéo est centré sur l’immigration. Des images, accompagnées d’une musique anxiogène, montrent des réfugiés. Quelques secondes plus tard, un message apparaît, alors que la vidéo montre des enfants dans ce qui ressemble à une salle de classe : « Immigration : maîtriser ou subir ? ».

On aura compris le message : celle d’une immigration décrite comme massive et invasive, qui menacerait les Français et qu’il s’agirait de contrôler. Mais aussi d’une opposition entre les bons et les mauvais migrants, que l’Etat serait prêt à accueillir de manière « contrôlée ». Ce clip de campagne, ce n’est pas celui de Salvini ou de Orban, il a été posté par le compte Twitter du gouvernement français.

Un message particulièrement odieux quand on sait que plus de 1600 migrants sont déjà morts pour la seule zone de la mer Méditerranée. Et que derrière ces chiffres, il y a tous ceux qui sont morts dans d’autres endroits, qui ont été faits esclaves en Lybie, traqués par la police, etc. Une situation dont sont largement responsables l’Etat français et le gouvernement Macron, qui n’a fait que renforcer les mesures les plus xénophobes, par exemple en durcissant les normes d’accueil et en refusant à plusieurs reprises le débarquement de l’Aquarius dans les ports français. Selon Eurostat, en 2017, 40.575 personnes ont obtenu une régularisation en France, soit 0,061% de la population du pays. On est donc bien loin d’une quelconque invasion de réfugiés.

Une chose est sûre : loin du vernis progressiste qu’il revendique face aux extrêmes-droite européennes le gouvernement n’hésite pas à se saisir de la rhétorique anti-migrants la plus réactionnaires pour tenter de limiter la casse lors des prochaines élections européennes.




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