Politique

Hollande repart (encore) en guerre

Irak. La France triple sa force de frappe aérienne pour une nouvelle tuerie à grande échelle

Publié le 30 septembre 2016

Hollande revêt à nouveau ses habits de chef de guerre. En effet, 24 nouveaux rafales sont à présent opérationnels pour intervenir en Irak, acheminés par le porte-avion Charles de Gaulle et s’ajoutant aux 12 appareils déjà en service. Avec de surcroît 500 hommes déployés au sol, le candidat Hollande, fidèle à son quinquennat, repart encore en guerre.

Julian Vadis

Ce vendredi matin, 8 avions de combat ont décollé du porte-avion Charles de Gaulle afin d’effectuer un raid visant l’État islamique, ciblant principalement la ville de Mossoul en Irak. Une première mission qui en appelle d’autres. En effet, le porte-avion - parti le 20 septembre de Toulon - est venu renforcer considérablement l’arsenal militaire français visant l’Irak.

Ainsi, ce sont 24 nouveaux rafales qui s’ajoutent aux 12 avions de combat déjà en service et aux quelques 500 soldats présents au sol, selon les estimations de la presse traditionnelle. Objectif Mossoul ! En effet, la mission de trois mois se veut officiellement être un raid héroïque pour combattre Daesh jusque dans ses plus lointains retraits. Une politique qui a pour but, entre autres, de redonner à Hollande l’image de chef de guerre prêt à défendre la patrie.

Alors que l’élection présidentielle se tiendra dans moins de 7 mois, le candidat Hollande semble plus que jamais hors jeu. Après avoir annoncé « nous sommes en guerre », à la suite des attentats du 13 novembre, Hollande enfile de nouveau ses habits de chef de guerre. Comme à de nombreuses reprises lors de son quinquennat, totalement délégitimé, il se voit donc tenter d’apparaître comme l’homme adéquat pour combattre la barbarie de l’EI.

C’est ainsi que, au travers de cette nouvelle opération de l’impérialiste Hollande, c’est en réalité sur des ressorts extrêmement réactionnaires que s’appuie le président sortant. D’une part, une réaffirmation de la "guerre de civilisation", qui va au passage provoquer le massacre de milliers de personnes des masses populaires, partant d’un discours à la fois guerrier et populiste, tentant d’instrumentaliser un peu plus les attentats de cet été.

Quant aux travailleurs et masses populaires, leurs intérêts sont diamétralement opposés à cette politique impérialiste néolibérale qui fait des ravages, ici comme là-bas. Au contraire, c’est bel et bien une solidarité internationaliste, et un large mouvement contre les bombardements et les interventions impérialistes de la France qu’il s’agit de construire. Cette guerre menée sur le plan extérieur n’est que le pendant sur le terrain intérieur de l’état d’urgence, la répression syndicale et ses violences policières qui s’abattent notamment sur les jeunes des quartiers.