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PALESTINE VIVRA, PALESTINE VAINCRA !

Israël interdit tout contact avec les 1.500 détenus palestiniens en grève de la faim depuis huit jours

Plus de 1500 prisonniers politiques palestiniens achèvent leur huitième journée de grève de la faim. Cette mesure extrême sert à dénoncer les traitements inhumains qui leurs sont infligés « On n’a jamais rien obtenu sans grève de la faim », affirment-ils.

Au huitième jour de grève de la faim des prisonniers palestiniens, le mouvement ne faiblit pas. Qaddoura Farès, président du Club des prisonniers palestiniens, a affirmé : « ils pourraient être près de 2 000 dans les prochains jours ». Ce sont 6 500 prisonniers politiques enfermés dans les prisons israéliennes à l’heure actuelle, parmi eux 300 mineurs. Près de 500 de ces détenus sont incarcérés de manière extra-judiciaire, sans procès, ni inculpation.

Depuis 1967, près de 850 000 Palestiniens sont passés par les prisons d’Israël. Chaque famille a compté, ou compte encore, des détenus. Chacun a entendu les récits de vies derrière les barreaux de l’occupant. Cette cause est l’un des rares sujets unificateurs au sein de la société palestinienne.

Le mouvement a commencé le 17 avril à l’initiative de Marwan Barghouti, très populaire rival du président Mahmoud Abbas au sein du Fatah, la principale composante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Il est incarcéré depuis 15 ans, condamné à cinq fois la perpétuité pour son implication dans la seconde Intifada, au début des années 2000.

Les revendications des prisonniers politiques palestiniens portent sur les points suivants : possibilité de bénéficier de deux visites familiales mensuelles, contre une seule actuellement ; installation de cabines téléphoniques ; prise en charge médicale des personnes en longue maladie ; réinstauration de la possibilité de s’inscrire dans des universités israéliennes pour étudier (elle a été retirée en 2011 par le gouvernement).

« On n’a jamais rien obtenu sans grève de la faim », souligne Qaddoura Farès. A l’extérieur des murs des prisons, de nombreuses voix s’élèvent pour appeler à intensifier la mobilisation. Après plusieurs manifestations en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, Le Fatah appelle à une grève générale le 27 avril prochain.

Les autorités israéliennes cherchent à casser la dynamique d’extension à l’intérieur des prisons pour éviter une propagation du mouvement, en isolant au maximum grévistes de la faim et en exerçant des pressions sur les autres. Les avocats n’ont pas eu accès aux participants.

Amnesty -International a rappelé que « la politique israélienne en vigueur depuis des décennies, consistant à détenir des Palestiniens [de Cisjordanie et Gaza] dans des prisons à l’intérieur d’Israël, en les privant de visites familiales régulières, est non seulement cruelle mais aussi une violation flagrante du droit international ».

PHOTO : ABBAS MOMANI / AFP




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