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Monde

Printemps arabe

Je suis Mohammed Bouazizi et tous les autres martyrs du "printemps arabe"

A 7 ans de la chute du dictateur et ami/allié intime de la France, Zine Ben Ali, parti ensuite se réfugier en Arabie Saoudite, le régime le plus archaïque et réactionnaire de la région (un autre ami des impérialistes). La chute de Ben Ali a été le fait d'un mouvement populaire qui a éclaté après le suicide tragique du vendeur de rue Mohammed Bouazizi.

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C’était le début de ce qu’on allait appeler le "printemps arabe", un soulèvement populaire immense qui s’est répandu à toute la région du Maghreb et du Moyen Orient. Le moteur de ce soulèvement était la haine populaire contre les injustices, la misère, l’arbitraire de régimes parasitaires, pro-impérialistes de tous ces pays.

Mohammed Bouazizi a été conduit au suicide, tragique, après que la police ait confisqué les marchandises qu’il vendait dans la rue, expression de l’injustice et du dénigrement de classe le plus néfaste des puissants.

Cependant, l’énergie et l’héroïsme des travailleurs, des jeunes et des classes populaires, n’a regrettablement pas rencontré des forces politiques capables de mener à bien la lutte pour leurs revendications. Et la réaction a pris le dessus. En Tunisie, en Egypte, en Libye, en Syrie, au Bahreïn, entre autres. Et les capitalistes, les puissants de ce monde, savent que ce manque d’organisation des "damnés de la terre" fait leur force.

Cependant, les travailleurs et les masses de la région n’ont pas encore dit leur dernier mot. Il y aura des explosions sociales et de nouvelles vagues révolutionnaires.

La question c’est de savoir si tous ceux et celles qui veulent changer ce système à la racine, en lutte pour une nouvelle société sans exploitation ni oppression, vont arriver prêts pour gagner cette fois. Et arriver prêts c’est arriver organisés, avec un projet, une stratégie et un programme pour gagner. Avec des idées bien sûr mais avec des forces vives aussi ; des idées devenues chaire, des militants et des militantes, combattants de la classe des exploités et des opprimés. C’est précisément cela la hantise des puissants, des oppresseurs, des capitalistes.

C’est comme ça que l’on pourra prendre la revanche pour les millions de Mohammed Bouazizi à travers la planète.




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