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Société

« c’est une souffrance physique et morale »

José, 71 ans, vit dans moins 1m2 habitable depuis plus de vingt ans !

Un article édifiant de la fondation Abbé Pierre a révélé que dans un immeuble du 14e arrondissement de paris, plusieurs personnes vivaient actuellement dans des appartements ayant une superficie habitables entre 0,9 m2 et 6 m2 !

Âmes sensibles s’abstenir. Depuis plus de 25 ans José habite dans moins d’1m2 (5m2 au sol, mais moins d’1m2 où la hauteur de plafond est de 1m80). Il loue cette « chambre de bonne » - appelons ça un placard – pour 250 euros par mois.
Les murs sont tellement bas que José est obligé de se déplacer « à quatre pattes. On se sent comme une tortue. C’est une souffrance morale et physique ». Sa seule fenêtre fuit et l’empêche d’avoir un matelas « l’eau ruisselle les jours de pluie (…) Le soir, je déplie une couverture ». Pour les toilettes, c’est sur le palier. « Et pour me laver, je vais trois fois par semaine à la piscine municipale. »
José était bibliothécaire, mais la ville ne lui a jamais accordé de logement social prioritaire. « Pour ce qui est du logement social, la Ville ne m’a jamais considéré comme prioritaire. Et pour ce qui est du privé, il y avait toujours quelqu’un avec un plus gros salaire qui me passait devant »
…et il n’est pas le seul !
Dans l’immeuble, ce sont plus de douze chambres à être louées (entre 250 et 480 euros !) et ne dépassant pas les 6m2, ce qui est en plus d’être profondément inhumain est illégal. Parmi les locataires on trouve des retraités, une étudiante, des précaires…
Cette année, il y a eu officiellement plus de 7 000 chambres de bonnes de moins de 9 m2 illégalement louées, et près de 5000 signalements pour habitat insalubres auprès de la mairie de Paris. Depuis 2006, le mal-logement s’est renforcé au point de concerner presque une personne sur six et un logement sur dix en France. Mais, la spéculation sur les biens immobiliers, notamment dans les grandes villes, rend l’accès à un logement convenable et qui ne soit pas hors de prix très difficile alors que, comme le rappelle l’association Droit Au Logement, « il y a de la place ».

Une réalité qui fait froid dans le dos et promet de s’aggraver avec la gentrification et l’appauvrissement des travailleurs, auquel la politique de Macron contribue fortement.




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