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Monde

Pas de mort, jusqu'au prochain massacre

L’État israélien bombarde encore une fois la bande de Gaza

Depuis l’annonce de Trump sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’État israélien, les tensions se sont nettement ravivées, même si elles ont toujours été très fortes entre celui-ci et les Palestiniens. Le Hamas a repris sa politique de lancer des rockets depuis la bande de Gaza en direction de zones israéliennes. Hier, l’aviation israélienne a bombardé la bande de Gaza sans faire de victime.

Rockets contre bombardements : une tactique bien huilée

C’est l’une des tactiques phares du Hamas, tirer des rockets en direction de l’État israélien. Beaucoup plus symboliques que de véritables attaques, elles explosent bien souvent en vol ou s’écrasent dans un terrain vague, loin des habitations. Cela sert finalement plus le gouvernement israélien que la libération du peuple palestinien, puisque ces attaques sont utilisées pour se déclarer en danger permanent, constamment encerclé et attaqué par des terroristes, et cela lui permet donc de légitimer ses propres tueries. De l’autre côté, le Hamas lance ses rockets surtout en période de négociations de paix pour éviter que celles-ci aboutissent à quelque chose.

Une rocket du Hamas a été lancée depuis la bande de Gaza et d’après Tsahal, l’engin a explosé dans un terrain vague près du mur séparant l’enclave palestinienne de l’État israélien, sans faire de blessé ni de dégât. Pourtant cela n’a pas empêché l’armée israélienne de riposter, si le terme peut s’appliquer ici. « En réponse au tir de roquette en direction du sud d’Israël, l’aviation a visé une position du Hamas dans le sud de la bande de Gaza » a affirmé Tsahal et « tient pour responsable le Hamas de toutes les violences émanant de la bande de Gaza ».

Les bombes lâchées sur Gaza ne sont pas du Hamas mais bel et bien de l’armée de l’air israélienne, des F-16 vendus par les États-Unis. Pour l’instant ce sont de F-16 mais bientôt ça sera le F-35, l’avion de chasse le plus sophistiqué au monde qui lâchera ses bombes sur le peuple palestinien. Des bombes provenant d’appareils à la pointe de la technologie militaire ravageant la bande de Gaza où la densité de population est une des plus importantes, contre des attaques au couteau, à la voiture bélier ou avec des rockets lancées dans le vide. Les moyens de la guerre ne sont pas les mêmes entre colonisateur et colonisés. Gaza, bande de terre de 41 km de long et d’une largeur allant de 6 à 12 km, avec une superficie de 360 km2 où survivent 1 943 398 palestiniens. Sous blocus permanent de l’État israélien et égyptien, ce sont 5 398 habitants au km2 qui subissent les bombardements parfois dits « ciblés », parfois massifs, de l’aviation israélienne.

Cette fois-ci il n’y a eu aucun mort à déplorer, mais c’est chose rare tant la densité de population est forte, jusqu’au prochain bombardement qui fera ses nouvelles victimes, instrumentalisées par un des deux camps qui s’affrontent pour accentuer leurs tueries, quand la population palestinienne continue de périr sous leurs bombes. En Palestine occupée chaque acte de résistance, chaque fois qu’un ou une palestinienne relève la tête à l’image d’Ahed Tamimi qui vient de fêter ses 17 ans dans les geôles israéliennes, l’État israélien réprime de la manière la plus sauvage, bombardements, assassinats, emprisonnements arbitraires, tortures. Mais depuis 70 ans le peuple palestinien lutte pour sa terre, pour le retour des réfugiés, pour la liberté, et malgré les crimes incessants du sionisme, ils continuent de lutter la tête haute.




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