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Jeunesse

Seule la lutte paie !

L’étudiant russe Dimitri régularisé, une victoire pour le mouvement étudiant toulousain !

Thibault Yeamreg En décembre dernier, Dimitri - étudiant en art du spectacle à l'université du Mirail, à Toulouse - avait été arrêté, placé en centre de rétention administratif et était sous le coup d'une obligation de quitter le territoire. Si un premier procès avait permis la libération de Dimitri, une assignation à résidence accompagnait le maintien de son OQTF. Ce lundi, le Préfet de la Haute Garonne a délivré une régularisation à titre exceptionnel à l'étudiant russe. Une victoire pour le mouvement étudiant toulousain !

Libre et régularisé, le rapport de force fait plier le Préfet !

Dès sa mise en rétention, un vaste mouvement de solidarité avait exigé sa libération immédiate. Une pétition, lancée par ses amis et ses professeurs et largement relayée par les associations, syndicats et formations politiques militantes de la ville, avait recueilli pas moins de 6 000 signatures tandis que 150 manifestants étaient présents pour afficher leur soutien à Dimitri lors de son passage devant le tribunal administratif.

Après avoir été libéré, Dimitri a donc été régularisé ce lundi. L’étudiant russe a en effet reçu par courrier recommandé la confirmation de sa régularisation à titre exceptionnel de la part du Préfet. Un véritable soulagement pour lui, qui avait évoqué son appréhension quant à un éventuel retour forcé en Russie, où il aurait du affronter des actes d’oppressions du fait de son orientation sexuelle. Cette décision marque aussi une véritable victoire pour le mouvement toulousain : les personnes mobilisées depuis le début ont, à n’en pas douté, joué un rôle majeur dans cette affaire et influencé la décision finale du Préfet.

Face aux OQTF, le combat continue !

Un peu partout en France, des étudiants étrangers sont sous le coup d’obligations de quitter le territoire. A Lyon, quatre OQTF ont ainsi été délivrées en l’espace de quelques jours, au début du mois de janvier. A Perpignan, une étudiante russe en master d’économie - Tatiana - a été arrêtée à son domicile, incarcérée au centre de rétention administratif de Toulouse et une OQTF lui a été signifiée. La préfecture a alors justifié sa chasse aux étudiants étrangers en prétextant un soi-disant "manque de motivation". Plus que jamais, le combat continue pour la régularisation de tous les étudiants étrangers !




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