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Politique

Construire la riposte

La CGT appelle à une seconde journée de grève le 21 septembre

C’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui pensent que la journée de grève et de manifestation du 12 septembre ne suffira pas à faire reculer le gouvernement sur la loi : la CGT appelle à une seconde journée, une semaine après le 12, le 21 septembre.

Philippe Martinez l’avait annoncé hier : la CGT ne s’arrêtera pas au 12 septembre pour lutter contre la loi-travail. Le 12 était déjà une date centrale, pour impulser le plus largement possible une mobilisation contre un gouvernement qui se prépare depuis trois mois à casser tous les acquis des salariés. C’est pourquoi beaucoup d’équipes syndicales s’y sont ralliées, y compris au delà de la CGT : l’Union Syndicale SUD Solidaires y appelle, tout comme près de 50 unions départementales de Force ouvrière, ou des sections de la FSU. La date du 12 était aussi importante car c’est une journée de grève et d’action, qui doit commencer à poser un rapport de force pour opposer une première réponse contre Macron et sa politique antisociale.

Beaucoup de salariés sont conscient que le combat, le 12, ne fera que commencer, et souhaitaient déjà que d’autres dates émergent pour commencer un bras de fer avec le gouvernement : Solidaires, la fédération chimie de la CGT, mais aussi les organisations de jeunesses (à l’exception de la France Insoumise), réclamaient une deuxième date nationale de mobilisation et de grève. C’est donc le jeudi 21 septembre qui émerge comme une nouvelle date de mobilisation, la veille de la présentation des ordonnances en conseil des ministres, et deux jours avant la marche mélenchoniste contre le « coup d’Etat social ».

Cette date sera d’autant plus scrutée que, contrairement au 12 septembre, le 21 septembre de nombreuses universités seront déjà rentrées, et la mobilisation étudiante sera un élément clé du rapport de force entre le monde du travail et Macron. Les jeunes n’ont que des bonnes raisons de se mobiliser : réforme du BAC, sélection en licence, une loi travail qui touchera les secteurs les plus précaires (qui sont souvent les secteurs les plus jeunes), mais aussi la baisse des APL. Cette annonce d’une nouvelle journée de grève et de manifestation est une bonne nouvelle. Pour en assurer la réussite, une forte mobilisation ce 12 pour dire à Macron qu’on ne se laissera pas faire est nécessaire. Pour cela, il nous faudra imposer, dans nos AG, en réunion syndicale, un véritable front uni de nos organisations syndicales et politiques du monde du travail et de la jeunesse, le 12 et pour la suite, afin d’imposer le retrait des ordonnances et la logique austéritaire et de casse de nos droits et de nos acquis qui va avec.

Crédits photos : ZIHNIOGLU KAMIL/SIPA




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