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Notre classe

Répression contre les GM&S

La Journée du patrimoine chez GM&S transformée en salon de la camionnette de CRS

Ce samedi 16 septembre, lors de la journée du patrimoine, sept ou huit cars de CRS étaient positionnés devant l’entrée de l’usine pour interdire l’accès au public souhaitant voir les outils de travail des ouvriers de GM&S.

Depuis quelques mois, les 280 salariés de GMS luttent quotidiennement pour la reprise de l’usine et pour sauver tous les emplois. Suite à des rencontres avec le gouvernement et les tribunaux, une décision a été prise pour un dossier de reprise qui correspond à la sauvegarde de 120 salariés, cette décision, que les ouvriers ont beaucoup critiqué, mettra plus de la moitié des ouvriers sur le carreau et engendrera des pertes de revenus pour autant de familles.

Suite à la journée du patrimoine pour la session 2017, les travailleurs ont pris la décision d’ouvrir les portes de l’usine GMS à la souterraine pour faire visiter les lieux de travail ainsi que présenter les outils qui permettent la production. Cependant, le nouveau repreneur, Alain Martineau, PDG de GMD, en a décidé autrement. Ainsi, en lien avec la préfecture, il a fait valoir son droit de propriétaire sur l’usine et a demandé au préfet de dépêché des CRS pour interdire l’accès. Il indique donc que l’usine lui appartenant doit être protégée de tous les intrus faisant valoir une question de sécurité. La répression qui s’abat sur les GMS en lutte ne finit toujours pas. La tension est toujours présente pour les employés du site qui subissent les répression successive du gouvernement et du nouvel employeur.

Cette journée qui avait pour but de présenter l’usine se finit en fiasco avec la présence de 8 cars de CRS qui a bloqué l’accès au public et à certains ouvriers de l’usine. Le dossier GMS n’est pas prêt de se refermer :les travailleurs n’ont plus grand choses a perdre car la reprise de l’entreprise ne correspond pas à leurs demandes.

« Ce qui me semble aberrant, c’est que depuis mercredi, ici, il n’y a plus personne de GMD, nous sommes livrés à nous-mêmes et aujourd’hui on nous envoie les CRS parce qu’on a souhaité ouvrir notre usine pour les Journées du Patrimoine » explique un élu CGT.

GMS, qui est le deuxième employeur de la Creuse, avait été mis en liquidation judiciaire depuis quelques mois, les travailleurs se sont mis en grève plusieurs fois pour demander une reprise totale pour sauvegarder les 280 emplois et se positionnent contre la reprise de seulement 43% des effectifs.

Depuis que le tribunal a acté la reprise qui comprend seulement 120 salariés, les travailleurs ont décidé de continuer leurs luttes et leurs actions, ils demandent toujours que plus de salariés soit repris et une prime supralégale plus importante pour ceux qui seront définitivement licenciés. Apportons tous le soutien et la solidarité contre la répression de la police et du gouvernement, alors même que les salariés se battent pour sauver leurs emplois. Ils sont à même de pouvoir défendre leurs emplois face au patronat qui propose une reprise indécente et met sans vergogne des familles en difficultés.




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