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Politique

Après PSA et Pimkie

La Société Générale annonce une nouvelle rupture conventionnelle collective

Alors que PSA signait la première rupture conventionnelle collective vendredi, la Société Générale a annoncé qu’elle entamait elle aussi une telle procédure, afin de supprimer des centaines de postes dans le cadre de sa restructuration.

Après PSA et Pimkie, c’est au tour de la Société Générale de se saisir de l’outil créé par Macron, afin de faciliter les 900 suppressions de postes annoncées en novembre 2017. La Rupture Conventionnelle Collective (RCC) permet de faciliter les licenciements massifs en évitant un coûteux plan de sauvegarde de l’emploi souvent attaché aux licenciements économiques.

Il y a quelques semaines, la procédure lancée chez Pimkie, portant sur 208 licenciements, avait échoué suite à un refus des syndicats. Ces derniers doivent être majoritairement d’accord pour que la RCC puisse avoir lieu, or, dans le cas de Pimkie, même la très pro-patronale CFDT s’est prononcée contre ce plan social déguisé. Du côté de PSA en revanche, la RCC a joué son rôle en entérinant la suppression de 1300 postes vendredi dernier.

Avec trois projets déjà lancés, la Rupture Conventionnelle Collective semble donc correspondre aux attentes des patrons français en termes de facilitation des licenciements. Une harmonie toute naturelle, entre le MEDEF et sa courroie de transmission, le gouvernement Macron.




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