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La dernière attaque de Hollande : valider le tirage au sort pour l’entrée à l’université !

Ce 27 avril, une circulaire du gouvernement a été publiée, visant à « stabiliser » juridiquement la possibilité pour les universités « en dernier recours », de sélectionner par tirage au sort les étudiants.

Chaque année, ce sont près de 30 000 étudiants supplémentaires qui se bousculent aux portes des universités françaises déjà très chargées dans beaucoup de filières. En 2016 c’étaient environ 3500 étudiants qui n’ont pu trouver une place (pour leur premier vœux). En réponse à cela ? Le gouvernement nous offre, en cette fin de mandat, le renfort d’une solution palliative : le tirage au sort.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement Hollande essaie de stabiliser cette pratique, qui se déroule déjà dans de nombreuses universités. Il faut souligner qu’avant le tirage au sort d’autres critères s’appliquent pour la sélection des étudiants. Les failles juridiques de cette politique palliative qu’ils ne semblent pas assumer sont nombreuses et des recours sont possibles. C’est pour cela qu’en janvier dernier le gouvernement avait planché sur un arrêté permettant plus officiellement la sélection par tirage au sort. Une forte opposition de la part des représentants étudiants, des professeurs et de certains présidents d’universités avaient permis d’annuler la démarche. Cette circulaire, quelques semaines avant la fin du quinquennat, vise tout de même à renforcer quelque peu le dispositif pour la prochaine rentrée. Si certains avocats expliquent qu’il resterait « des failles » dans le système juridique, c’est néanmoins vers cette université sélective que les politiques d’austérité ont mené ces dernières années, pourtant décrétées « priorité pour la jeunesse » par François Hollande.

Des universités de plus en plus sélectives, avec un manque de moyens grandissant... et ce n’est pas ce qu’ont d’ores et déjà annoncé Macron et Lepen qui peut nous rassurer, que ce soit les « prérequis » du premier ou la sélection au mérite de la seconde.

Dès la rentrée, de nombreux étudiants vont à nouveau se retrouver « sans fac », ou bien dans des universités trop bondées pour pouvoir étudier dans des conditions décentes. Face à ces politiques, aucune solution dans l’urne, mais bien dans les Assemblées générales des étudiants et des personnels des universités, pour un Enseignement supérieur ouvert à tous et toutes !




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