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Jeunesse

Scandale

La fac de droit de Montpellier ré-ouvre, exposant les étudiants à leurs agresseurs

Après l'agression d'étudiants par une milice fasciste jeudi 22 mars à l'université de droit de Montpellier, celle-ci a été fermée pendant 10 jours. Elle vient d'être ré-ouverte sous haute protection dans des conditions scandaleuses.

Tôt ce mardi matin, des vigiles étaient postés devant l’entrée de l’université. Ils filtrent les étudiants et les profs. Celles et ceux identifiés comme grévistes n’ont pas le droit de pénétrer dans l’établissement. Parmi ces « portiers », certains étaient présents le soir de l’agression, et n’ont rien fait. Celui qui a tasé l’étudiant est toujours en fonction. Pour les appuyer dans leur besogne, une ligne compacte de CRS équipés, le long de l’entrée.

Les étudiants en droit sont donc exposés aux profs et à l’administration qui ont soit cautionné l’action « comando », l’ont encouragé en l’applaudissant littéralement (comme visible sur les vidéos de la soirée), voire y ont directement participé.

La réouverture se fait contre l’avis du CHSCT de l’université, dont la représentante a affirmé que la fermeture administrative devait se prolonger jusqu’à ce que la lumière soit faite sur les évènements. Elle a aussi rappelé dans son intervention que les caméras ne fonctionnaient « étrangement pas » le soir de l’agression et que les issues de secours avaient été cadenassées

Une situation purement et simplement scandaleuse qui montre une fois de plus la collusion entre les institutions entre les institutions et les factions d’extrême droite. Le même jour, un témoignage paraissait dans la presse révélant qu’un des témoins clé de l’enquête a subi des menaces policières lors de son audition.




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